Picot, oj). cit., t. Y, p
dans tous les Parlements. C'est donc une marque bien constante que les Parlements, qiCon dit représenter les Etats sont mêmes leurs supérieurs '. » L'idée est affirmée de nouveau par Lepaige en 1773 ; « Le plus grand service, dit-il -, que puisse jamais rendre aux rois eux-mêmes le Parlement qui représente aujourd'hui les aneiennes Assemblées est de s'opposer comme un mur d'airain à tout ce qui pourrait affaiblir l'autorité des traditions et des lois qui sont la sûreté commune du prince et des peuples. » Bref c'est une opinion courante à cette époque que « le roi ne peut contracter avec ses peuples que dans le sein du Parlement lequel, aussi ancien que la couronne et né avec l'Etat, ^.s^ la représentation de la monarchie tout entière » K II "ne faut donc pas s'étonner qu'au plus fort de sa lutte avec la royauté, à la veille même de la Révolution, le Parlement prévoyant une destitution en masse de ses membres, comme en 1775, ait déclaré « traitres à la patrie ceux qui prendraient leurs places ou parties de leurs fonctions *. » Pour étayer ces prétentions le Parlement imagina