Rocquain, op. cit., p. 2 il
Cours tiennent leur existence et leur autorité ; c'est à moi seul qu'appartient le pouvoir législatif sans dépendance et sans partage; l'ordre public tout entier émane de moi. » Le roi termina en déclarant que si les Parlements continuaient à donner « le spectacle scandaleux d'une contradiction rivale de sa puissance souveraine, il serait réduit à la triste nécessité d'employer le pouvoir qu'il avait reçu de Dieu pour préserver ses peuples des suites funestes de semblables entreprises ' ».
Voyons donc quelles sont ces entreprises qui portaient ombrage à la royauté, et demandons-nous si elles ont eu à un titre quelconque une influence sur le mouvement qui aboutit à la Révolution.
De tout temps les Parlements s'étaient déclaré les gardiens des loisfondamentrdes de la monarchie : ils prétendaient avoir part à la police et k la réformatjon de l'Etat par un privilège aussi ancien que le Parlement lui-même. Sans doute ces droits prétendus étaient vagues. Il était en particulier difficile de fixer exactement ce qu'on entendait par lois fondamentales dans une monarchie qui n'avait point de constitution au sens moderne du mot : par là, les uns entendaient seulement la loi salique et les autres rè-