Lorkc, up. cit., i:li. r, S 'H
2. Piiffcndurf. op. cit., I. I, liv. Il, cli. iii,^ \1V. — Cf. Wol/, .lus nalurrc, pars I, capul i. § 33 ; burUnnoiiuiy Principes du droit nalurcl, prcniiorc partit', cli. i, ^2; Vattcl, DissiTfalioa sur lu loi ualurcllc, ^ \l.
3. (iroliu-^ De .iuro bclli, Discours préliiiiinairt', § i; Ikukuna-
eux-mêmes, autant à peu près que nous connaissons par les sens extérieurs », et la raison nous les fera facilement découvrir.
On voit l'importance que prend l'individu dans la science nouvelle; elle l'isole pour mieux l'étudier; il est son principe et son but ; la preuve même de l'existence d'une loi naturelle supérieure à toutes les autres découle de la nature humaine, car, remarque Pulïendorf ', « on verrait une horrible confusion parmi les hommes si la diversité de leur naturel et de leurs inclinations n'eût été ramenée par le moyen des lois à une belle harmonie ».
Avec un pareil point de départ, certaines conséquences s'imposaient : il était en effet impossible de ne pas voir que malgré des différences toutes de surface la nature est la même chez tous les hommes: ils ont tous une même raison, les mêmes facultés, un seul et même but; le droit naturel devait donc forcément commander à chacun d' « estimer et traiter les autres comme lui étant naturellement égaux, comme étant aussi bien hommes que lui » 2.
Grolius et son école s'entendent d'ailleurs à mer-
qui, op. cit., première partie, ch. i, § 2 ; Locke, op. cit., ch. v, §XI.