‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 73 sur 157 · Puffendorf, op. cit., liv. III, ch. if, § I · texte numérisé non relu

Puffendorf, op. cit., liv. III, ch. if, § I

l'école du droit de l.\ nature 113

veille sur le sens de celte égalité; il ne s'agit pas chez eux, connue chez llobbes ' dont ils combattent les théories, d'une égalité de forces qui se remarquerait chez les hommes faits; ils parlent d'une égalité « bien plus importante, dont l'observation religieuse intéresse souverainement le genre humain », de cette égalité de droits que nous verrons proclamer en 178'J. Pour eux, les qualités du corps ou de l'esprit ne confèrent aucun avantage; les personnes les plus di-gra ciées de la nature peuvent prétendre aussi légitimement que celles qui en sont les plus favorisées à une jouissance paisible et entière des droits communs à tous les hommes. « En un mot, disent-ils ^ toutes choses égales d'ailleurs, il n'y a personne de quelque condition qu'il soit qui ne puisse attendre ou exiger raisonnablement des autres ce qu'ils attendent ou exigent de lui et qui ne doive au contraire leur accorder par rapport à soi le même droit qu'il s'attribue par rapport à eux. » Cette situation respective nous la devons à notre nature; c'est parce que nous sommes tous des hommes que nous sommes tous égaux, aussi « malgré toutes les inégalités produites par le changement et la diversité des états accessoi-

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