Hobbcs, De cive, ch. i, § III
2. Puffendorf^ op. cit., liv, III. ch. ir, % II ; Burlamaqui, Principes du Droit naturel, partie IV, ch. i, § VIII.
res, les droits de l'égalité ^naturelle subsistent toujours invariablement » '.
Cette égalité devait forcément engendrer la liberté. « Les hommes étant tous égaux sont tous également libres et l'on doit rejeter, dit PufTendorf, l'opinion de ces anciens Grecs qui prétendaient qu'il y a des hommes naturellement esclaves, car si l'on prend ces paroles à la lettre, elles renversent-directement l'égalité naturelle des hommes » -. Dans l'état primitif, il n'y a ni souverain ni sujet, ni maître, ni esclave: tout cela est inconnu de la nature qui nous a tous fait hommes et qui a voulu que ceux en qui elle mettait les mêmes facultés eussent aussi les mêmes droits; « il est donc incontestable que dans l'état de nature personne n'a par lui-même un droit originaire de commander aux autres ou de s'ériger en souverain » K Chacun peut faire de sa personne et de ses biens l'usage qui lui parait le meilleur, il n'a de compte à rendre à qui que ce soit, sauf à la loi naturelle et justement « c'est par rapport à ce dernier droit que l'état de nature s'appelle aussi la liberté naturelle, parce que l'on y conçoit chacun comme
1. Darbcyrac, Noies sous l'ulTcudorf, liv. III. cl), ii, S h note I.