‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 86 sur 157 · Grotius, op. cit., liv. I, ch. iv, § VII · texte numérisé non relu

Grotius, op. cit., liv. I, ch. iv, § VII

2. Groliua, op. cit., liv. I, ch. iv, | VIII : Yaltel, op. cit., liv. I, ch. IV, ^ LIV: Durtamaqui, Droit des gens, partie II, ch. VII, § XIX.

beaucoup plus qu'à une intention déterminée de ruiner la liberté : le premier autorise la résistance, le second, au contraire, c'est un devoir de le supporter. Qui ne voit qu'on reprend d'une main ce qu'on donnait de l'autre I 11 le fallait à l'époque, mais le principe était posé, pour nous c'est l'essentiel.

C'est ainsi encore qu'en matière de liberté de conscience, la notion de l'ordre public que l'on fait intervenir restreint singulièrement la portée du principe : « Comme la manière de penser des citoyens, dit Burlamaqui ', et les opinions reçues peuvent beaucoup influer au bien ou au mal de l'Etat, il faut nécessairement que la souveraineté renferme le droit d'examiner les doctrines qui s'enseignent dans l'Etat, afin que l'on n'enseigne publiquement que ce qui est conforme à la vérité, à l'avantage et à la tranquillité de la société. De là vient que c'est au souverain à établir les docteurs publics et que le souverain pouvoir en matière de religion lui appartient autant du moins que la nature de la chose peut le permettre. » Mai3 que devient alors ce droit naturel et inviolable dont on avait proclamé l'impérieuse nécessité: n'est-il pas exposé à disparaître par la volonté du souverain?

En effet, et cela semble naturel à Grotius et à son

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