‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 87 sur 157 · Burlam'Kjvi, Droit des gens, pari. I, cli. vin, | V · texte numérisé non relu

Burlam'Kjvi, Droit des gens, pari. I, cli. vin, | V

école ; ils admettent très bien qu'en vertu de son domaine éminent ou à titre de peine le roi puisse priver les sujets d'un droit qui leur appartient ; il ne doit le faire, disent-ils, que lorsque l'intérêt public l'exige, mais alors, suivant eux, « il ne faut nullement distinguer, comme font quelques-uns, entre les droits que l'on acquiert en vertu de la loi naturelle et ceux qui sont uniquement fondés sur une concession des lois civiles ; car le pouvoir du souverain s'étend également sur ces deux soites de droits et les derniers ne peuvent pas plus être ôtés sans juste cause que les premiers ^

C'est une doctrine que la Révolution devait rejeter, mais, malgré ces contradictions nécessaires, on ne saurait contester le rôle important joué par les philosophes de l'Ecole du Droit de la nature et des gens. « Ils ont, comme on l'a dit ^ fait sortir leur science du domaine de la théologie ; ils ont proclamé le dogme que toute souveraineté réside originairement dans le peuple; ils ont créé la notion des droits de l'individu. »

Nous avons eu l'occasion de voir en passant combien grande avait été leur influence même sur les

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