‹ Les origines de la Déclaration des droits de l'homme de 1789Chapitre 92 sur 157 · Quesnay, op. cit., cL. m ; cf. Onken, p · texte numérisé non relu

Quesnay, op. cit., cL. m ; cf. Onken, p

l'école physiocratique 137

asiatique par l'un des plus habiles et des plus enthousiastes vulgarisateurs de la doctrine de Quesnay. « Quoi, dit Baudeau *, ces milliers d'hommes sont à vous et ne sont pas à eux-mêmes ! Vous le croyez et vous le dites i Mais sentez-vous leurs douleurs, sentez-vous leurs plaisirs? Est-ce pour que vous puissiez voir qu'ils ouvrent les yeux, pour que vous entendiez qu'ils prêtent les oreilles, pour que vous digériez qu'ils mangent, pour que vous reposiez qu'ils s'endorment ? Non. Eh bien ! Ne vous laissez donc plus dire que leurs personnes, que leurs organes corporels, que leurs facultés intellectuelles ne leur sont pas propres à eux, que c'est à vous qu'en appartient la propriété, car c'est la plus folle comme la plus inique des absurdités. Nulle violence quelque atroce, quelque perpétuelle que vous la supposiez, ne peut détruire la propriété personnelle de l'homme, ne peut empêcher que ses organes, que ses facultés ne soient à lui. Ce ne sera jamais vous, quoi que vous fassiez qui aurez froid quand votre esclave se gèlera, qui vous désaltérerez quand il boira, qui concevrez quand il réfléchira. »

Ce respect de l'individu est poussé si loin que les Physiocrates emploient pour le définir un terme par-

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