‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 12 sur 88 · PREMIERE PARTIE THEMES DE LIMITATION ET DE CRITIQUE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE THEMES DE LIMITATION ET DE CRITIQUE

(A) Linritaton:-] j

* 1) La morale importe sèute-au- philosophe. ᾿Αρέσχει. οὖν: aO Ole y. ἐμφερῶς ᾿Αρίστων! τῷ Χίῳ, uóyo... προσέχειν τῷ 7t (Diog. L. VI 103). * 2) Il faut renoncer à /'étude des «arts libéraux». [Πχρχιτοῦντχι δὲ τὰ ἐγχύχλιχ paca! (DioG. L. VI 103).

*3) Il faut renoncer à /'étude de la dialectique. Mi reès x

δὲ τὰ διχλεχτιχχ᾽ M γὰρ συμβάλλεσθαι πρὸς ἐπανόρθωσιν βίου (ARISTON ap. Stob. éd. Hense II p. 8, 15).

! Ceux qui s'adonnent aux arts libéraux étaient comparés par les diatribistes (Cf. BiON, ap. PLUT. De /iber. educ. 10) aux prétendants qui recourent aux faveurs des servantes parce qu'ils ne peuvent espérer celles de Pénélope.

* 3 a) Une philosophie qui reste théorique est nuisible !. Ἰυῦροις δ᾽ ἂν αὐτὸν [Μένιππον]... τῶν ἐριζόντων πρὸς ἀλλήλους φιλοσόφων χχταγελῶντα. (LUC. Dial. mort. 1, 1).

* 4) Il faut renoncer à /'étude des phénomènes physiques. Ὑπὲρ ἡμᾶς dE τὰ φυσιχά᾽ ἀδύνχτχ Ὑχρ ἐγνῶσθχι nat οὐδὲ παρέχειν χρείαν. (ARISTON ap. Stob. éd. Hense II p. 8, 17; Atlas représente, pour Antisthène, l'astronome? : PLUT. De εἰ apud Delphos, 6).

* 5) Il faut renoncer à /étude de la rhétorique. [Διογένης ἔλεγε} τοὺς δήτορας λέγειν. μὲν ἐσπουδχχένχι τὰ δίχαιχ, πράττειν δὲ. οὐδαμῶς. (Diog. L. VI 27).

* 6) Il faut renoncer à /’étude de la grammaire et de l'histoire. [Διογένης] τοὺς te γραμυατιχοὺς ἐθχύμιχζε τὰ "μὲν τοῦ ( ἀνχζητοῦντας, τὰ δ᾽ ἴδια ἀγνοοῦντχς. (DIOG. L. VI 27).

* 7) M faut renoncer à /'étude des mathématiques. [Biwy] ὅλως. γεωμετρίαν διέπαιζεν (Diog. L. IV 53; c'est Palamède qui passe dans la diatribe pour le coupable inventeur des mathématiques : DION, or. 13, 21),

* 8) II faut renoncer à /'étude de /a musique. [Διογένης ἐθχύ-

Ἄ , ἰόττεσθχι, avapuoctx

^ , \ )δυσσέως *xxX

ese] τοὺς μουσικοὺς τὰς Ui) ἐν τῇ AOpa χδρδχς ap ὃ ἔχειν τῆς ψυχῆς τὰ ἤθη (DIOG. L. VI 27).

9) Il faut renoncer à /'étude de la médecine. Ἰχράτιστον δὲ ἔλεγε [Π|χυσᾶνίαΞ] τοῦτον ἰχτρὸν εἶναι τὸν μὴ γχατασήποντα τοὺς ἀρρωστοῦντας,

ἀλλὰ τάχιστα θάπτοντα (PLUT. Apophthegm. lacon. 231 A; éd. Bern. Il

B) Critique.

PRINCIPES GÉNÉRAUX 10) La morale a /e bonheur comme fin. Ὁ δὲ ἀνὴρ & γενναῖος ἡγεῖται

᾽ \ L A2 D TOUS OVOUS ἀντ χγωνιστὰς Pere Wa το o WE QUAE

τὴν V)XTx xxt τὴν ἡμέραν; οὐχ ὑπὲρ, σελίνου, ὥσπερ αἱ Ales. οὐδὲ “κοτί- YOU. χαὶ πίτυος, ἀλλὰ ὑπὲρ S. 23 (DIOG. ap. DION or. 8, 15). ia tranquillité de l'áme (adiaphorie) donne le bonheur. ᾿ΓΓέλος

ἔφησεν εἶναι τὸ ἀδιχφόρως ἔχοντα ζῆν (ARISTON, ap. DIOG. L. VII 160; ès mots désignant, dans la diatribe, cette adiaphorie sont ἀπάθειχ, 402192, ἀτχραξίχ et εὐθυμί.).

! Dans certaines diatribes, Prométhée représente les métaphysiciens (Cf. Dion, Or. 8, 33).

? Les astronomes sont particuliérement visés dans plusieurs textes; c'est le cas de DIOG. L. VI, 27, qui doit se lire, comme Dümmler l'a montré (Antisthenica, append.): τοὺς μαθηματιχοὺς [μετρεῖν μὲν διδάσχειν, τὸ δὲ μέτριον ἀτιμάζειν" τοὺς ἀστρονόμους] ἀποβλέπειν μὲν πρὸς τὸν ἥλιον xal τὴν σελήνην, τὰ δ᾽ ἐν ποσὶ πράγματα παρορᾶν.

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