‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 17 sur 88 · Β. LA VERTU · texte numérisé non relu

Β. LA VERTU

47) On ne peut pas perdre la vertu. Ty ἀρετὴν ἀνχπόβλητον ὑπάρ- 72: (DIOG. L. VI 105).

* 48) La vertu est, le seul bien*. Δὐτάρχη δὲ τὴν ἀρετὴν πρὸς εὐδαιμο-

νίχν (DioG. L. VI 11 ; mot d'ANTISTHENE).

* 48 a) Le bien n'existe qu'en nous-mémes ; son existence est d'ordre psychologique 5. Οὐσίχ τοῦ. ἀγχθοῦ mooxpecié mord (EPICT. I 29, 1).

*-49) Za raison est la condition essentielle de la vertu. Ets τὸν βίον πχρεσχευΐσθαι δεῖν λόγον ἢ ὀρόχον᾽ (DIOG. L. VI 24).

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! TÉLES (p. 53. 16) donne aussi en exemple /e so/dat qui choisit ses armes suivaut les circonstances du combat. Les comparaisons à la navigation sont innombrables dans la diatribe. Cf. TÉLÉS, p. 11, 4: εὐπορία, διάστειλον" ἀπορία, σύστείλον. CENT

? Le sage sait employer ce qu'il possède ; cf. DION, or. 13, 16.

? Ce thème a été trés souvent développé: ne pas profiter de ce qu'on a, c'est ne pas le posséder (TÉLÈS, p. 36, 2; l'avare entasse ses biens pour le seul plaisir de se livrer à des calculs (PLUT. De prof. in virt. 7), pour les dissimuler (Ps. HIPPOCR. epist.); ses héritiers seuls en jouiront (PLUT. De cupid. divit. 7). Les avares sont compar s à des mulets portant de l'or (ARISTON, Gnomol. vatic. 120). Les prodigues sont également blàmés (DI0G. L. VI 50).

^ La vertu transforme en « biens » les choses « indifférentes » ou malheureuses (EPICT. I, 29, 2). :

* Cf. TÉLÈS, p. 60, 13: [ei]. μὴ δυσχολαίνειν μηδὲ ἀβίωτον τὸν βίον νομίζειν, ἀλλὰ τῶ δοχοῦντι χαχὼ τὸ δοχοῦν ἀγαθὸν ἀντιτιθέναι.

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49 a) L'homme doit à la raison sa supériorité sur les animaux. « L'homme commande aux animaux et leur est supérieur, non par la vitesse de ses pieds, non par la puissance de

ses yeux, mais par sa sagesse, sa raison et sa prudence ». (THÉMISTIUS, 32; Rhein. Mus. 27; cf. p. 30, note 2).

* 50) Il faut se connaître soi-même. Σεχυτὸν... ἀγνοῶν ἄνθρωπον ἀγνοξῖς, ἄνθρωπον δὲ οὐχ εἰδὼς χρῆσθχι ἀνθρώπω οὐ δυνχτὸς εἰ (DION, or. 10, 22).

90 a) L'opinion erronée qu'on a de soi-même empêche les progrès vers la vertu. [Βίων] τὴν οἴησιν ἔλεγε προχοπῆς ἐγχοπήν (DI0G. L. IV 50).

90 5) Il faut s'accuser soi-même. T'as δ᾽ Ξχυτῶν ἁμιχρτήμιχσι xx ἀαχοὶς πολλάλις περιπταίομεν ὑπ᾽ ἀγνοίας, ὄψιν ἐπ᾿ αὐτὰ χαὶ φῶς cd πορι- Ésrevst. (PLUT. De curios. 2: 516 A; éd. Bernardakis, p. 336, 5 du t. III). 90 c) // ne faut pas excuser ses défauts en leur donnant le nom de certaines qualités. llogstóv μὲν. Ὑὰρ οὐδεὶς ὑγίειχν ὠνό-

WX28V,.., 09:159 δὲ πολλοὶ χχλοῦσιν ἀνδοξίχν χχὶ Eo x φιλίχν χαὶ φθόνον GUN

hay χχὶ δειλίχν ἀσφάλειχν. (PLUT. Animi an corp. affect. sint peiores, 3;

901 B ; éd. B. III, p. 299, 12).

* 50 d) Il faut faire son examen de conscience. ! ᾿Δνχπόλξ'

νώνητον: » (EPICT. IV 6, 35).

90 e) Il faut s'adresser des reproches: Kat “πρῶτον ἐ"λχυτὸν χχτα-

λει φό"λενος ἐνίοτξ ὑπὸ ἀπορί xe 1X ἐπί τινὰ AY fov ἀρχαῖον (DION, or. 13, 14). * 51) L'énergie est une condition &ssehitielfe de la vertu ?. Τὴν

ἀρετὴν υνηδενὸς προσδεομιένην ὅτι pin Zoxoatiuñs ἰσχύος (ANTISTHÈNE, ap.

(θιοα. L. VI 11).

*o1 a) Hercule est le héros de l'énergie morale ?. Ζηλοὶ

MX: — τον Ἡρχκλέαχ (LUCIEN, vif. auct. 8).

* 91 5) Les Spartiates sont des modèles d'énergie. [Διογένης]

, ἐπ χνήθχετο Ex Λαχεδχίμονος εἰς Aff xz πρὸς οὖν τὸν πυθό'λένον € Toi

1 Cf. DION, or. 20, 5-6.

? Socrate est devenu le héros de la patience; on rappelle son courage en prison (TÉLÈS, 17, 1) et sa mansuétude pour sa femme (TÉLÈS, 19, 4).

* HERCULE est opposé à Achille (DION, or. 31, 17) et à Ulysse (EPICT. Ill 26, 33); il est le grand sage (DION, or. 4, 31), le modèle des exilés (TÉLÈS, p. 28, 4) et le protecteur des Cyniques mendiants (Ps. DIOGÈNE, ep. 34). Des réserves ont été faites: cf. Ps. DIOGÈNE, ep. 36.

* Les Spartiates sont vantés pour leur courage (TÉLÈS, p. 57, 10), pour leur mépris des préjugés (TÉLES, p. 28, 7) et pour leur frugalité (PLUT. Instit. lac. pass.).

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χαὶ πόθεν i». —— -«ἐχ. τῆς ἀνδρωνίτιϑος, εἰπέν, ete

(Dioa. L. VI 29).

* 02) L'ascéusme est nécessaire pour atteindre la vertu. DOM Ys

wn» ἔλεγε [Διογένης]. τὸ πχράπαν ἐν τῷ B χωρὶς: ἀσκήσεως χατορθοῦ 50: (DIOG. L. VI 71).

52 a) L'exercice est nécessaire à l'àme autant qu'au corps !.

Airrhv à ἔλεγεν [ὁ ΠΝ ΣΝ εἶνχι τὴν χσχησιν, τὴν ὑὲν JUAN τὴν ὃὲ

σώ λχτοκήν.. ἡ εἶναι δ᾽ χτελὴ τὴν ἑτέραν χωρὶς τὴσ 812020 (DIOG D VL TOS * 92 D) L'ascétisme donne le bonheur. ins δὲ πο xx e

Xy \ * \ ΄ τ \ Pt ἡδονὴς χχταφρονοῦντα TU X, XXL πρὸς τοὺς πόνους MJ διχόΞβλή ον ον 7 ΄

ἂν θέλης ἐξέσται cot ἀνωδύνῳ ὄντι ποιεῖν (TÉLÉS, p. 11, 7). 22 C) La farm augmente la joie de manger et /a soïf Mies la joie de boire. Ἢ: οὐχ ὁ πεινῶν. ἥδιστα ἐσθίει... χχὶ ὁ διψῶν ἥδιστ πίνει : (TÉLÈS pure) : s * 52 d) La frugalité ascétique donne la santé. « 922

€ , = - ' ἐν - xS , , NOM τῆς, ὑπερ. COLA MN xS τοῦ “Λοιποῦ σώματος AUTOUR D Sen ROUES

γελῶντας ἤδη συνεσπχτβένους ὕπὸ νόσου XXL σὲ πα χριςοντὰς (ORATES, 4p

Dioc. L. VI 91-92).

52 e) Les souffrances conformes à la nature ne sont pas des maux 7, Δέον οὖν ἀντὶ τῶν ἀχρήστων πόνων τοὺς κατὰ φύσι)» EAGASS Vous ζῆν εὐδχυλόνως, πὰρχ τῆν: ἄνοιχν. χαχοδαιυξνσυσι (DIOG DEO DIE

52 f) L'habitude diminue les mere ᾿Αντισθένης [hs c] ποὺς πόνους δυδίους EVA χυσί XXL YXO τοῦς ἀσυνήθειον GaU E ie PLUT. περὶ ἀσχήσεως. Rhein. Mus. 27. p. 535).

* 52 g) Le chemin? qui mene à la vertu par l'ascétismecynique est plus court que les autres. Ei; yxp τὸν χυνισμὸν' σύγτουον Sw. ἀρετὴν 6254 (ZÉNON, ap. DI0G. L. VII 121). :

τ ASIN Gest lutter ; vivre, c'est combattre“, Ὁ 32 91e, πέλελος (MARC-AURELE, Il 17).

52 i) Le travail est un bien. 'O πόνος ἀζχθόν (ANTISTHÈNE, ap. Dioc. L. VI 2).

1 Le mépris du corps comparé à l’Âme est enseigné par Ps. CRATÈS, ep. 3

éd. PI ti 292;

? Ce sont (pour TÉLES, p. 14, 3) surtout les souffrances de la pauvreté. ? Sur cette comparaison, cf. NORDEN, Aunstprosa, 461, 4. * Les comparaisons de la vie avec la guerre sont les plus fréquentes de

la diatribe (cf. WEBER, op. cif. p. 126, 178, 198); la vertu est tantót une arme (Dioa. L.-VI 12), tantôt un rempart (DIOG. L. VI 13).

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