‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 23 sur 88 · LE MAL · texte numérisé non relu

LE MAL

74 Le vice est le seul mal; il n'existe qu'en nous-mêmes. Ts Ὑὰρ

ἀἄγθοωπος ui, δίκαιος SUX ἂν NTI YO 3 τίς λαχὸς HAL βίχιος οὐκ, ἂν χαχὸν πρᾶτre χαὶ ᾿ληδὲν a 2029 ἔχοι: (Ps. DIOGÈNE, ep. 40, 3; ed. Hercher, p. 255). * 74 a) La réalité du mal est d'ordre psychologique. [Δεῖ τῷ

δχοῦντι 4X4 τὸ δοκοῦν ἀγαθὸν ἀντιτιθέναι (TÉLÈS, p. 60, 13).

* 14 b) Le vice est une maladie !. [᾿ΔΑντισθένης } ὀνειδιζόμενές ποτ Ἐπὶ τῷ πονηροὶς συγγενέσθαι « xxt οἱ ἰχτροί, φησί, μετὰ τῶν νοσούντων εἰσίν

(Dioc. L. VI 6).

.'*t 74 c) Le sage.est un médecin. | Xv29:vo;] ἐρωτηθεὶς διὰ τί πι-

Apu tote μαθητχις ἐπιπλήττες € at οἱ ἔχτροί, “φησί, τοῖς χαϊνδυσιν 5

(Dioa: L. VI 4).

75) Le vice est étranger à la véritable nature de l'homme ?. Τὰ

zownox νόμιζε πάντα ξενικά (DIOG. L. VI 12).

Ὧν La + part des hommes sont à peu près fous. Τοὺς πλείστους ἔλε-

e [Διογένης] παρὰ δάχτυλον ὑχίνεσθαι (DioG. L. VI 35).

Ξ d Les hommes sont malheureux à cause de leur folie. lzzx

Tf QOL 20 "A 0K.05 314299051» (DIOG, L. VI 71).

* T7 a) Dans la vie humaine /es souffrances sont plus nombreuses que les joies ?. E: θέλει zz ἐχλογίσχσθχι i» ὅλῳ τῷ βίῳ πάας χε ἡλικίας, EU D NTE! TAG TAsious πὰς XN )5svae (TÉLES,: p. 49, 5}. * 77 b) La vie humaine est très brève et le sommeil en

enlève la moitié. Kt ὑμὴν ὀλίγου. χρόνου xxt βίου τοῖς ἀνθρώποις 3:32-

μένου. 5 μὲν Αρίστων φησὶν 071 5 ὑπνὸς οἷον, τελώνης τὸ Tou χφχιρξε

οὐτοῦυ (PLUT. Aqua et ignis compar. 12 ; 958 D : ed. Bern. VI, p. 9).

* 77 c) Les animaux sont moins malheureux que les hommes *.

[Διογένης] ἔλεγε δὲ x τὴν μιχλχχίλν, τοὺς ἀνθοώπους ἀθλιώτερον ζῆν τῶν θηρίων (DION, or. 6, 21).

! L'avidité est comparée à la soif des hydropiques (TÉLÈS, p. 39, 3). ? Ce thème a été surtout développé par les diatribistes stoïciens ; il a

. comme conséquence l'assimilation des fautes morales à des erreurs de connaissance.

? On regrette cependant la vie, si malheureuse qu'elle soit (LUC. Dal.

mort. 27, 8).

* Les animaux sont moins pernicieux que les hommes aux autres hommes

(DION, or. 10, 3).

* 78) Le désir est un mali, ΟΥδὲ anis [στ] «8 vers, ἀλλχ τὸ miU ety πάντων (Ps. DIOGÈNE, ep. 33, 3; ed. Hercher, p. 247).

Se

78 a) Les désirs sont insatiables. Orrirns isst. 2508

> b si ARA ADDE BN Pi dme TUR Ng Poe Be. ἡξνέσθχι « xx» τούτου τύχῳ, φησ’, “πᾶντ΄ ἔχω». léyovey λοι τ

Léa ὩΣ

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δοῦλον ἐυθὺς ἐπιθυμεῖ wvfjoxs0 1. c. lots χρήσατων Ones τῶν τ το} ἐπιθυμκῶν amo 2st; (TÉLES, p. 43, 1).

* 78 b) On ne doit prier que pour devenir vertueux. [Διογένης i r

vues Ass Ἐπὶ Ὁ c cS. Divi Ἢ ἌΞΙΑ : » :

ÉVEXANEL τοὺς Ξ E *3. C9 τὰ XXt a Af 0stx) (DioG. L. VI 42).

78c) Les monarques ne doivent pas désirer être zs au

nombre:des dieux?. llokkX γοῦν ᾿Αλέξανδρος το Ap CO 0er: Q3x ἔφερεν dos Φιλίππου AfYOUsyo;. τοῦ roc X tetes (DIO Or. 64, 19-20).

* 19) Il est stupide de pleurer la mort d'un mortel ?. ΓΞ 2x ox ἀλόνσιττον χαὶ X2 άτχιον τὸ τελευτὴσ Xotoz τοῦ GOUT a EEE HAL λυπούμενον HAL ξχυτὸν προσλχιχφθείροντα,; DEC, TOC τοῦ ότι τὸν φίλον ὀξυνᾶσθχ' [καὶ] 4. ED) ue SUUEVSY ST αὐτί 0 DE | το LE ἀνθούπὸς (TÉLÉS, p. 59, 6).

00): 11 68! ΠῚ de se /amenter su: sa Situation (nzbm010t2).

"d ES \ 5 Jd 1) \ , Καὶ παῖς μὲν ὧν ἐπιθυλεὶ ἔφηβος γενέσθαι; ἔφηβος 22 eve

t- ES ΜΝ λενοξ ÉNTE παλιν

ig! ATO gs DEO ΡΥ ας ποι ον νας ταν 5 ἀνθρωθὴ πάλιν ÉLENTO EN πο ιν

ΠΠρεσβύτη: γέγονε πάλι Embout τὰ ἕν νεότητι (TÉLES, p, 4208): |

τὸ ALIEN ἀποθ:ση dt.

81) II ne faut pas désirer voyager. Διογένης ἐπήνει τοὺς μέλλοντας xx- &XmAzi» χαὶ UN γατχπλξῖν (Dioa. L. VI 29).

! Le désir asservit et rend malheureux (TÉLES, p. 42, 8); ceux qui sont en proie aux désirs sont comparés à Tantale (TÉLÈS, p. 34, 5); nos souhaits sont disproportionnés à notre condition (Ps. CRATÈS, ep. 35); nous oublions la mesure de notre chaussure (DION, or. 40, 11). |

? [| s'agit surtout, dans la diatribe, de l'apothéose d'Alexandre (TÉLÈS, p. 43, 6); les philosophes populaires ont pris sans cesse le conquérant comme l'exemple de l'ambition, de la débauche et de l'irascibilité (Ps. DIOGÈNE, ep. 24; 33 et 40). Cf. sur ce thème important HOFFMANN, Das litter. Portrát Alex. Leipz. 1907, et EICKE, Diss. Rostock, 1909. A côté d'Alexandre, Crésus symbolise la présomption, mais il apparait aussi comme une victime de l'instabilité de la fortune (Luc. Ga//. 23).

? Les motifs de consolation les plus fréquemment invoqués sont les suivants :il ne faut pas négliger les vivants pour les morts ; il faut s'adresser les mêmes encouragements qu'on adresserait aux. autres s'ils étaient frappés ; il faut penser au privilége d'avoir connu celui qu'on pleure; pleure-t-ou sur le fait que le mort ne vivait pas il y a 10.000 ans? pleurerait-on s'il était en voyage? (TÉLES, p. 59,6 - 61,4).

MS ἂν Karan

* 82) Les riches en proie au désir de l'argent sont des pauvres. “Vues δὲ mat ἔχοντες. οὐδὲν ἔχετε dix φιλονειχίχν. (Ps. CRATÈS, ep. 7; p. 209 de l'ed. Hercher).

* 83) L’avidité est le plus grand des maux. Τὴν e xzyozíx» εἶπε [Arc-

γένης] UNTESTOAN π πάντων. τῶν χχχὼν (DIOG. L. VI 50). CORRE meuf -----

—ÀMÀ——

1-534) Les hommes avides sont malheureux. Ezv δὴ 5ex- Xus- DE (Dion, or. 4, 96).

* 83 b) L'avidité est cause des durs travaux, des voyages dargereux sur la mer et des guerres meurtrières !. Nx οιλ χργυρίαν

τ , - 3 ef ' LES , * {πὰ πόνων γεωργεῖξ,. πλεῖ: μετα χρυ δύνων τὴν. ÜxAxccxe, σερατεήῃ wa

' ΄ - , , ME ν, δουλοπρεπὴς [5 φιλοχρήῃλατος] AYOUTIIS, οὐδέποπξ μειδιῶν

ὥρχν φονεύξιν Y, φονξύεσθχι προσδοχῶν (Οποπιοί. ait 207).

* 84) Les passions asservissent. Οἱ πονηροὶ ἐλεύθεροι δοῦλο! πολλῶν ἐπιθυ:λιῶν (BION, ap. STOB. IV 19, 42; ed. Hense, p. 429, 15). 84 a) Ill faut opposer la raison à la passion. [Διογένης] 222512 δ᾽ χντιτιθένχ' πάθει. λον (DIOG. L. VI 38).

co) 'orgnerbkest μη ΠΙΔ1: [Διογένης £xeys ὅτε. ἴδοι} τοὺς ἐπὶ: δόξῃ“, πε: φυσημξνους “οὐδὲν υιχτχιότερον νομίζει). ἀνθρώπου (DIOG. L. VI 24).

* 86) La colère est un mélange de toutes les passions ?. O5τῶςξ S50X5, τῶν πχθῶν maa mec Mx TS ὃ θυμὸς zx. (PLUT. De cohib. ira, 15; ed. Bernardakis ΠῚ, p. 204, 1).

* 87) L'amour passionné est un mal. ΓΞὺς ἐρῶντας Eon πρὸς ἡδονὴν xzoχεῖν (DIOGÈNE ap. Dioa. L. VI. 67).

* 88) La pédérastie est un vice 8. Δείξχντος xo [ro Διογένει] παιδαρίου

, "A , A ΄ ' r Y" = , ΄ -Y - B2 to39 ἢν EAN TAN Sox3-00 € V S9 ULX4XX0 X, 890, XXII, δὲ Ax-

βὴ αἰσχρά » [δ δ L. VI 62).

* 80) 7e plaisir est un mal. "Aurore SASYE- TÉ. QUMES sc CL XYZ NY r ' ^ \ !

ANA ἡ 50208» » (DIOG. L. VI 3).

! D'autres conséquences de l'avidité sont indiquées: les parjures (LUC. Tim. 23), les captations de testaments (LUC. Dial. mort. 9, 4), les parricides par empoisonnement (LUC. Dial. mort. 27, 7). Les mariages d'argent sont aussi condamnés (Papyr. Lond. 155, v. 41).

? Une sentence d'origine sans doute diatribique définit la colère comme un accès de folie (PHILÉMON, ap. STOL. III, 20, 4); pour lutter contre sa colère l'emploi d'un miroir est recommandé (GALIEN, περὶ ψυχῆς παθὼν 16; p. 12, 19),

? Le terme de xívawoc est une injure souvent employée (cf. par ex. Luc. Demonactis vita, 50).

90) Za débauche est un vice !.

ΕΠ ρη τις πόλις στὸ ico tw Cort S09U, ΄ οὐξῖς ἦν οὔτε τίς εἰς πλεῖ aw ho ϑωρος παρ σον οὔτε λίχνος πόρνης ἐπχγχλλόμενος πὺ i y.

(CRATÈS, ap. DIOG. L. VI 85).

» [24 € SN ro * 91) 165 craintes rendent esclaves ?. Oscz δὲ ἑτέρους δέϑοιχε, δοῦλος

ὧν λέληθεν Exoz2» (ANTISTHÈNE. ap. STOB. III 8, 4; ed. Hense, p. 344, 1).

91 a) La crainte de la mort est le se

Orvarou δὲ εἴ ve^ XpiAon τὸ S3i05, 0092y or. 6, 42).

91 5) Il est stupide de craindre de πχυτχχόθεν. - φησὶν ὁ, Aotowmtmos, (on X2!

(TÉLÈS, p. 29, 13).

91 c) Il est stupide de crarndre de Et δὲ wf xpogüsinz, ἀλλὰ ἀτχφος [hrpbeiys] p. 31, 1).

92) Toute préoccupation religieuse doit τῶν νομιζολένων θεῶν μείζονα [£ot] ἢ xxt 22; ed. Hercher, p. 240).

ul mal de la mort. Τοῦ ς (Dion,

ne pas étre enterrée.

duTy208s ; (FÉLES-

être écartée*, Tx...

ἀνθρώπους (Ps. DIOGÉNE, ep.

92 a) Toute crainte causée par des croyances d'anthropomore

Leite doit étre-écartée. Efrz χχλχοτύ σϑϑια JA

πλαττουσ. AE χατασχευάζουσι. χα! προσχυνοῦσι

D-E ; ed. Bernardakis, tome I, p. 410, 18).

xot by πείθονται LA! λιθο-

ni, SU δὴ ποιοῦσι: χαὶ οἰχῦτα

(PLUT. δὲ superstit, 6; 167

92 b) Les croyances relatives aux supplices 2g l'Hadés repo-

sent sur des fables ridicules. λεγε δὲ

λον X» χολάζεσθχι εἰ ὁλοκλήι (DI0G. L. IV 50).

XX Wü τετρὴ

[ B: oui

Ln 'J - - 2)

EN

1 La rougeur pudique est la couleur de la vertu (DIOGÈNE, ap. DIOG. L.

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