‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 26 sur 88 · SY GR · texte numérisé non relu

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vraisemblablement à d'autres auteurs latins, qui étaient imbus de philosophie populaire; étant donné notre but, cette éventualité ne sera pas pour nous un motif d'élimination. Peu importe qu'un écrivain utilise dans sa rédaction un traité latin ou grec; si cette source fait partie du courant diatribique, l'imitateur entrainé par l'eeuvre qu'il a délibérément choisie comme modéle appartiendra à la méme évolution.

Une autre circonstance va poser un probléme délicat dés le début de notre exposé. Plusieurs poétes latins reproduisent des textes littéraires grecs qui, sans avoir été écrits par des philosophes populaires, présentent pourtant de nombreux caractères diatribiques. Je pense spécialement à la « Comédie nouvelle » ! dont l'influence, au début de l'histoire dramatique romaine, est bien connue. La dépendance de ces imitateurs de second degré est tout à fait inconsciente; ceux-là ne font pas partie du mouvement romain de moralisme littéraire.

Le premier écrivain dans l'histoire des lettres romaines, APPIUS CLAUDIUS CÆCUS, le censeur, connaissait déjà des textes de Philémon, son contemporain ?. Il semble qu'un recueil de maximes morales tirées des comédies de l'auteur grec ait été la source des sententiæ fameuses que Cicéron considérait, on ne sait pas pourquoi, comme pythagoriciennes?. Les deux exemples qui nous ont été conservés n'ont rien de spécifiquement diatribique ; ils ne nous intéressent que parce qu'ils nous apportent la preuve que les Romains ont immédiatement imité les derniers comiques grecs et Philémon en particulier.

Examinons les fragments des premiers auteurs de comédies latines. Aucun texte de NÆvius n'a la couleur de la philosophie populaire; ce rude génie campanien transforme trop radicalement les matériaux grecs qu'il adapte. Tout au plus distingue-

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