‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 51 sur 88 · DOG LEVÉE · texte numérisé non relu

DOG LEVÉE

* De Profect. in virt. 5.

Dre d p

Les deux traités des Moralia intitulés περὶ σχρλοφαγίχς 1 (de esu carnium) présentent des analogies extraordinaires avec la doctrine attribuée aux Sextiens. Avant de nous poser aucune question concernant les sources de ces traités, énumérons leurs points de contact avec les pensées que nous venons d'analyser.

Chacune des deux diatribes, fort rapidement composées par Plutarque, se divise en deux parties de longueurs inégales et de sources tout à fait hétérogènes. Les deux parties de début, les plus développées, viennent d'une source diatribique. Elles contiennent des citations poétiques ?; les Spartiates?, les peuples étrangers !, les animaux y sont donnés en exemple *. Les dernières pages de chacun des deux traités sont d'inspiration totalement différente et sont empruntées à un écrit de Xénocrate 5, citant Platon et Empédocle, et à l'un des ouvrages de polémique pythagoricienne contre les diatribistes dont nous avons parlé plus haut.

Les quatre arguments donnés par Sotion comme caractérisant la pensée de Sextius sur le végétarianisme servent de trame à tous les développements de Plutarque. Nous pouvons résumer ces derniers par quelques citations.

|l. Satis alimentorum citra sanguinem esse.

Ἔν περίουσίχ τινὶ ἀνχγχχίων ὑδῥίσαντες,., νξέεσθε χλῆῤον, ἀγχθῶν ἄφθονον, DRE Ced x UroU Me ut 1 959) πλοῦτον ἐλ πεδίῳ" 53X2 απὸ φυτῶν ἧἥδόνχς; δέπεσθχι πάρεστιν

Il. Crudelitatis consuetudinem fieri ubi in voluptatem esset adducta laceratio. Ce deuxiéme argument de Sextius est le plus développé par Plutarque; il est simplement indiqué sous une forme négative à la fin de la partie diatribique du premier traité

! PLUT. Mor. 993-999 B. édit. Bernardakis, Mor. VI, p. 101-118.

*[1, 393C ; I 29293 E; II 1,996 E ; II 2,997 D. L'une de ces citations contient l'interprétation traditionnelle du mythe de Circé symbolisant la gloutonnerie qui transforme les hommes en bêtes (II 1). Cf. th. 31 ὃ.

* [ 5, 995 B-C ; II 2, 997 C-D. Cf. th. 51 5, note.

* |I 1, 996 E. Cf. th. 14 et 91 c, note.

* | 2,904 A-B ; I 5, 995 A.B. Cf. th. 39 a et 52 d note.

5 PLUTARQUE cite Xénocrate au début de la deuxième partie du premier traité. DüMMLER (Akad. p. 239) estime que les deux premiers chapitres du premier traité remontent également à Xénocrate, ce qui parait peu probable, comme on le verra plus loin,

112, 993 D. Ce sont les hommes primitifs qui s'adressent en ces termes

aux hommes d'aujourd'hui. Cf. encore I 2, 994 A. : oix αἰδεῖσθε τοὺς ἡμέρους χαρποὺς αἵματι xai φόνῳ μιγνύοντες ;

(χωρὶς δὲ τούτων & πρὸς e Dow xi xv: 8e uez οὐ δοχεῖ δ χυμχστὸν ex), mais il forme le point de départ et le centre de gravité du second. Le

végétarianisme n'y est plus donné comme un dogme absolu; ce:

sont les conséquences immorales de l’usage de la chair des ani-

maux qui doivent inciter à rejeter cette coutume : ᾿Εἰδόμεθχ. sxo-

Poe ms cx *, ANS > œ = LEE * RAS, GAY. metylo Mes. ο τρυφῶντες ἀνχιρήσομιεν ζῷον, ἀλλ᾿ eo tet

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