‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 52 sur 88 · MI RE M · texte numérisé non relu

MI RE M

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Pour Plutarque, comme pour Sextius, ι recherche d’un plaisir des sens entraine vers les habitudes de cruauté : « δῆλόν ἐστιν, ὡς eo δια ῥοφὴν, 2222 χρείαν οὐδ᾽ ἀνχγχχίως ἀλλ᾿ ὑπὸ χόρουχαι opos MAL mOADEENEUS ἡδογὴν πεποίηνται τὴν ἀνομίαν 3.»

Ill. Contrahendam Ue e esse luxuriae. L'ascétisme qui est, nous l'avons vu, à la base du systéme végétarien de Sextius, sert d’arrière-fond à la réplique esquissée par Plutarque ; dans le premier traité, il fait une longue satire des excés de table; les reliefs des riches festins sont une démonstration de l'inutilité des

massacres qu'ils nécessitent‘ Au début du second traité, il

montre le devoir et la difficulté de rompre avec le luxe de la

table : « Τὸ ἀγχιστρον ἐχβάλλειν τὴς σχρχοφχγίας ὡς SUmERAS(MSNON τὴ QUA δονία xat διχπεπχριιένον. 2) ῥάδιόν. ἐστιν.

IV. Bonæ valetudini contraria esse alimenta varia et nostris aliena corporibus. Les textes exactement parallèles sont nombreux dans le premier traité de Plutarque. C'est là un argument scientifique que la source du polygraphe devait mettre au premier plan des préoccupations. En voici quelques expressions typiques : «Οὐχ ἔστιν ἀνθρώπῳ 2:74 φύσιν τὸ σχαῤχοῷ γεῖν πρῶ“ τον μὲν ἀπὸ τῶν TOLATOY δηλοῦται τῆς HATATAEU TS. 2. ΡΥ τὴ} πέψιν χοχτῆσχι, LA δουχοχτηθξίσης δὲ, Der χρυτήτας, TUTO XN

* [1 2, 997 A.B. Cf. la fin du chapitre 2° (997 D) : ' 422! ἕπεται... àoy,n δὲ μογθηρᾶς ὁὀιαίτης... πᾶσα τρυφὴ xal πολυτέλεια.

? [I 1, 996 E. Cf. le développement sur la lutte de Lycurgue contre les Dreriéres manifestations du luxe: II 2, 997 C-D.

5 [ 5, 994 F. Cf. 995 A : Airéber ἡ φύσις... ἐξόμνυται τὴν cagxoóa) iav.

Qu'il y ait une parenté entre le double plaidoyer de Plutarque et les cinq lignes qui résument chez Sénèque la pensée de Sextius, je crois que la comparaison qui précède suffit à le démontrer. Pour proposer un rapport de filiation entre eux, il faut entrer dans le domaine des hypothèses. j'estime qu'on doit admettre comme vraisemblable que Sextius Niger fut l’une des sources de Plutarque, lorsque celui-ci rédigea les six premiers chapitres du premier traité περὶ σχρχοφχγίας ἢ, les deux premiers chapitres ? du second traité sur le méme sujet et les Y: Παραγγέλματα. L'identité d'origine de plusieurs parties de ce traité d'hygiène et des diatribes sur le végétarianisme saute aux yeux. Ils ont été sans doute composés à la méme époque et Plutarque y reprend les mêmes pensées ? et parfois les mêmes tournures de phrase. Dans le De esu carnium (I Ι: 296 D), on lisait cette citation de Caton :

« Χ χλεπὸν μὲν yx2, ὥσπερ 5 Kxrwv ἔφησε, Afysw mobs γχστέρας ὧτχ yj ἐχούσὰς». Dans le chapitre des Præcepta, où il traite du végétarianisme, Plutarque neprend la méme chrie : « Χχλεπὸν ἢ... φιλονεικεῖν

πρὸς yxotíox ox pd ἔχουσαν, Qa ἔλεγε Κάτων».

La comparaison de ces deux citations et les observations qui précédent nous engagent à admettre qu'une des sources de Plutarque est un ouvrage écrit en grec par un végétarien romain. Cet auteur vivait probablement à une époque antérieure au régne de Tibére puisque, citant un fait se rapportant à cet empereur, Plutarque souligne le caractère oral de sa source et dit: « “χουτχ Tigigiów ποτὲ Katoxgex εἰπεῖν... 5»,

Résumons, avant d'aller plus loin, les raisons que nous avons de considérer Sextius Niger comme la source principale des premiers chapitres des deux traités sur le végétarianisme et

comme une des sources des Praecepta de Plutarque.

! 993-996 A jusqu'à πράως xai φιλανθρώπως.

? Cf. le chapitre 18, 131 F. L'écrivain rappelle les dangers provoqués par l'ingestion des viandes, alors que la nature fournit en abondance à l'homme tant d'aliments salutaires. Au chapitre 20, 132 F-133 C, il donne en exemple les mœurs des peuples étrangers. Caton est également cité au chapitre 11, 127 F. Remarquons en outre certaines similitudes d'expression entre les deux traités: De esu carnium M 7, 999 B : σχεψώμεθε... μηδὲ τεχνιχῶς. μηδὲ σοφιστιχῶς, ἀλλὰ... et Praecepta, 15, 129 D : ἐχπυνθάνεσθαι... μὴ σοφιστιχῶς, μηδὲ περιέργως... ἀλλὰ...

* Praecepta, 18, 131 F.

* Praecepta, 26, 136 E.

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