‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 54 sur 88 · Cf, p · texte numérisé non relu

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? | 1 (sur la facilité avec laquelle on satisfait les besoins légitimes; cf. th. 53), I 2 (contre l'amour de l'or; cf. th. 20 e).

* VIII 7 (l'indépendance garantie par le suicide ; cf. th. 43 à).

# IX 1 (cf. note 1); IX 6 (cf. note 5); IX 16 (sur la colère envisagée comme une maladie, cf. th. 74 5); IX 22 (sur le sage comparé à un médecin ; cf. th. 74 c). On lit dans les Coniugalia praecepta, 13, une autre chrie sur Caton, censeur sévère ; elle précède immédiatement une comparaison avec un miroir et, de quelques pages, une chrie sur Socrate conseillant aux jeunes gens l'usage du miroir pour leur perfectionnement moral. Cf. p. 174.

5 [X 6. Elle se retrouve, De audiendis poetis, 10, 29 E.

5 Epist. 11, 4 sq.

'* En particulier l'emploi du parfait aprés memini.

5 Cf. ROLLAND, De /'influence de Sénèque le Père et des rhéteurs Sur Sénéque le Philosophe, Gand, 1906.

sont des moralisateurs, évidemment, qui l'ont lancée. Comme les exemples les plus typiques se trouvent pour la plupart chez Plutarque, qui ne dérive ni des rhéteurs, ni de Sénéque, nous sommes amenés à voir dans les Sextiens les premiers diatribistes qui aient utilisé systématiquement l'histoire romaine pour en tirer des leçons de morale. Ils n'ont fait qu'abuser d'un procédé que Cicéron employait déjà avec succès dans ses écrits philosophiques et surtout dans ses traités diatribiques !.

Nous avons là un des faits par lesquels nous pouvons étudier cette union de la philosophie et de la rhétorique qui va jouer un róle décisif dans l'histoire de la philosophie et de la littérature romaines et par laquelle les Sextiens ont exercé une action de premier ordre dans l'évolution qui nous occupe. |

Fabianus, à la suite de son maitre Sextius, avait érigé en précepte pédagogique l'emploi de l'exemple; il a dit: /Y/hi/ est mihi opus praecipientibus, habeo exemplum 5.

Suivons ce conseil et donnons quelques exemples pour étayer l'hypothése que nous venons d'énoncer.

On sait déjà par ce qui précéde combien les écrits de Sénéque contiennent de souvenirs de lectures sextiennes ; ils sont la principale source dont nous disposions pour connaitre Sextius et ses disciples. La coincidence des exemples romains de Sénéque et de Plutarque est donc significative.

En voici deux qui se suivent dans le méme ordre chez les deux auteurs :

SÉNEQUE (De benef. V PLUTARQUE (de exilio, 15, 605 17,2) : Camillum in exe | E) : δόξει δὲ Κάμιλλος ἔχ τῆς Ῥώμης lium π|1511.., exulavit post | ἐλαυνόμενος... καὶ Κλώξιος ὁ ἐχύαλὼν ἢ Catilinam Cicero. . Κιχέρων ὁ i da eis |

! Cf. Cato Maior, 6, 15 et Paradoxa Stoicorum.

? SEN. Controv. II 6, 2; c'est de là que Sénéque semble avoir tiré la sentence bien connue : Longum iter per praecepta, breve et efficax per exempla. Cf. ROLLAND, op. cit. p. 56.

? Cet exemple suit immédiatement une chrie sur Diogène (il y en a deux chez SÉNÉQUE, aux chap. IV et VI du livre comparé), preuve du caractère diatribique de la source (cf. GIESECKE, De sentent. quae ad exil. spect. p. 32).

En voici d’autres isolés :

SÉNÈQUE (epist. 120, 6) :

Fabricius Pyrrhi regis aurum reppulit... Idem medico Pyrrhi promittente venenum se regi daturum, monuit Pyrrhum, caveret insidias !.

SÉNÈQUE. (De benef. VII 17, 2): Et Mucio manus in hostili ara relicta instar occisi Porsinae fuit, et semper CONTRA FORTUNAM luctata virtus... enituit.

PLUTARQUE (Aomanor. apophth.

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