‹ Les origines de la diatribe romaineChapitre 66 sur 88 · IV · texte numérisé non relu

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dépouillé du fatras de la fausse éloquence. Mais ensuite la grandiloquence reprend: Age, si quis hoc seculo vir illustris “

pellibus hædinis pro stragulis utatur... nonne miserabilis exis-

timetur'? Le second des exemples suivants concerne Caton d'Utique, dont il a été déjà question au début du méme chapitre; on a l'impression qu'une série compacte de chries historiques traditionnelles a été prise telle quelle dans un recueil antérieur.

Les chapitres 3 et 4 servent entiérement d'illustration aux thémes diatribiques concernant le mépris des richesses et de la débauche ; ils offrent, à eux seuls, plus de la moitié? des anecdotes qui, dans l’œuvre de Valère Maxime, relèvent de la philosophie populaire; en dehors des personnages dont nous avons parlé plus haut, citons quelques faits caractéristiques. Les chries grecques du premier des deux chapitres sont peu nombreuses; elles ont comme héros Périclés? parlant contre la pédérastie (th. 88), Sophocle * appelant l'amour passionné une furiosa dominatio (th. 87), Xénocrate donnant un exemple de continence et de désintéressement?^, et enfin Diogéne faisant ses fameuses réponses à Alexandre et à Aristippe *.

L'introduction du chapitre 4, aprés le passage sur Cornélie auquel nous avons déjà fait allusion, cohtient-ces lignes intéressantes: Dominium rerum conlabi solet, bonae mentis usurpatio nullum tristioris fortunæ recipit incursum. [taque quorsum attinet aut divitias in prima felicitatis parte aut paupertatem in ultimo miseriarum statu ponere, cum et illarum frons hilaris multis intus amaritudinibus sit referta et huius horridior : aspectus solidis et certis bonis abundet ? |

ll y a là un développement parénétique des thémes sur le renversement cynique des valeurs ἴ; il dépasse le niveau ordinaire des « pensées » de Valére-Maxime.

Dans les onze paragraphes qui suivent on retrouve la plupart des exemples que nous connaissons : Valérius Publicola 8, Méné-

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