DIOG E VIL
? BONHÔFFER dit le contraire (Epiktet und die Stoa, p. 14), mais il est réfuté par tous les textes: DioG. L. VII, 160 sq.; PLuT., De audiend. 8; CICÉRON, Acad. poster. IIl, 123 ; etc.
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mène un furieux combat contre la théorie stoicienne des προηγυξνα !. Pour lui les choses extérieures ne peuvent jamais, en elles-mêmes, être des biens; seule la φρόνησις, source de toutes les vertus, permet d'utiliser à notre avantage ces prétendus biens ?.
C'est la doctrine de Bion, mais précisée et quelque peu systématisée; on sent cependant chez Ariston l'influence de Stilpon plus fortement que chez Bion. Le sage vit en pleine indépendance au milieu des 22:29:72»; il sait toujours faire parmi eux un choix approprié aux circonstances; l'adiaphorie?, qui est pour ce diatribiste la récompense du sage, est trés proche de l'apathie de Stilpon. Toutes les passions, particuliérement les craintes, doivent étre bannies; les préoccupations religieuses, patriotiques et familiales sont sans objet‘. Il recommande aux riches d'apprendre à profiter de leurs richesses”, mais affirme que l'exercice . moral de l'ascétisme volontaire est le seul moyen d'acquérir la tranquillité du sage *. Telleest bien l'attitude d'un disciple de Bion.
Ménippe, contemporain d'Ariston, reprend la tradition du σπουδογέλοιον de Cratés; dans ses satires on reconnait aussi l'influence du cynisme hédonisant *: les attaques contre l'anthropomorphisme et les superstitions polythéistes*, de méme que contre le culte des morts, les priéres et les sacrifices?, peuvent étre rattachées à la méme tendance. Comme Bion et Ariston, Ménippe est en lutte avec les autres sectes philosophiques: Stoiciens, Epicuriens, Pythagoriciens servent de cible à ses plaisanteries !°, [| distinguait le désaccord des actions et des doctrines et devenait sceptique à l'égard de tous les systèmes !'; les savants ne sont pas ménagés davantage ".
! Dioa. L. VII, 160.
? PLUT. De tranq. an. 3.
* DIOG. VII, 160: 7έλος ἔφησεν εἶναι τὸ ἀδιαφόρως ἔχοντα (gv πρὸς τὰ μεταξὺ ἀρετῆς χαὶ χαχίας.
* CICÉRON, De nat. deor. 1, 37.
?* Gnomol. vatic. 120.
' $ CLEM. ALEX. Strom. ll, 486 P.
7 Par ex. cf. LuC., NYekyom. 21.
LUC: Dial. mort;-13,:16, 17,20.
? Luc., Charon, 22; De luctu, 22; Icarom., 25; lup. confut. 5.
10 ATHÉNÉE, XIV 629 F (Stoiciens); Dioa. L. VI, 101 (Epicuriens); LUCIEN, Dial. mort., 20; Gallus, 20 (Pythagoriciens).
! [uC., Nekyom., 5.