‹ Les origines de la guerre de CrimeeChapitre 103 sur 112 · Les Turcs avaient été battus le 14 novembre · texte numérisé non relu

Les Turcs avaient été battus le 14 novembre

tiaires soussignés constatent avec satisfaction que la guerre actuelle ne saurait en aucun cas entraîner, dans les circonscriptions territoriales des deux empires (belligérants), des modifications susceptibles d'altérer l'état de possession que le temps a consacré en Orient et qui est également nécessaire au repos de toutes les autres puissances. » Comme corollaire de ce protocole, les quatre ministres d'Autriche, de France, de Grande-Bretagne et de Prusse signèrent le même jour une note par laquelle ils demandaient à Réchid Pacha, « au nom de leurs gouvernements respectifs, d'être informés des conditions auxquelles le gouvernement ottoman consentirait à négocier un traité de paix ».

Cette note fut envoyée de Vienne à Constantinople à chacun des représentants des quatre puissances, avec l'invitation de la remettre simultanément à Réchid Pacha et de réclamer une réponse d'urgence; mais Lord Stratford de Redcliffe avait pris les devants; il ne prisait, nous le savons, que les actes diplomatiques dont il était l'auteur; aussi, connaissant les intentions des quatre puissances, il avait, plusieurs jours auparavant, rédigé lui aussi une note1 qui demandait à la Porte si elle était disposée à traiter; il avait fait signer cette pièce par ses trois collègues, y compris le général Baraguey d'Hilliers, qui ce jour-là ne fit pas de difficultés, et il l'avait remise à Réchid Pacha. Puis, quand la note rédigée à Vienne arriva à Constantinople, il déclara qu'elle n'était qu'une superfétation et il décida ses collègues à s'abstenir, tout comme lui-même, d'en opérer la remise. C'est donc à la note de Lord Stratford que répondait la Porte quand, le 13 décembre, elle se déclara prête à entamer des négociations de paix sous la médiation des quatre puissances.

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