Par la convention de Londres du 7 mai
retard aux moyens de consolider le trône hellénique et de lui assurer un héritier1. »
« La maison royale de Bavière, selon les termes employés dans une autre dépêche par M. Drouyn de Lhuys2, n'avait besoin que d'un peu d'aide, surtout venant de la part d'une puissance catholique, » pour se résigner à accepter les obligations posées par la constitution grecque et pour prendre devant l'Europe l'engagement de s'y conformer. De fait, à peine le chargé d'affaires de France, comte de Ségur, eut-il transmis au premier ministre bavarois les avis de M. Drouyn de Lhuys, que le roi Maximilien déclara solennellement qu'il considérait comme nécessaire pour tous les princes de sa maison qui seraient dans l'avenir appelés à régner sur la Grèce, de pratiquer la religion orthodoxe ; et le prince Adalbert, à la suite de cette déclaration, non seulement renouvela la promesse de faire baptiser ses enfants futurs selon le rite grec, mais s'engagea à embrasser lui-même ce rite le jour où il viendrait à hériter de son frère Othon. La démarche de la diplomatie française avait donc obtenu un plein succès; toute la machine de guerre édifiée contre le gouvernement du prince président se trouvait démolie. A Pétersbourg, les gens ardents furent très vexés de ce résultat imprévu, et M. Séniavine fut assez maladroit pour laisser percer son dépit dans une conversation avec le comte de Reiset, qui gérait la légation de France en l'absence du général de Castelbajac, parti en congé dans le courant du mois d'août : « J'apprends avec regret, avoua le gérant du ministère impérial, les dernières démarches que la France a faites auprès de la cour de Bavière en dehors de nous et de l'Angleterre. Du moment que nous traitons ensemble cette affaire de la succession de Grèce, je pense qu'il ne devrait pas se produire