‹ Les origines de la guerre de CrimeeChapitre 69 sur 112 · Serge Tatichtchef, Imperator Nikolaï i inostrannye dvory · texte numérisé non relu

Serge Tatichtchef, Imperator Nikolaï i inostrannye dvory

3. Sir Robert Peel était mort le 3 juillet 1850, et le duc de Wellington le 15 septembre 1852. <

l'Autriche une part des dépouilles, mais en excluant la France de cette curée1.

Le dimanche 9 janvier, au cours d'une soirée intime8 donnée par sa belle-sœur la grande-duchesse Hélène3 et à laquelle il avait fait spécialement inviter le ministre d'Angleterre et lady Seymour, l'empereur s'enhardit à faire entrevoir ses desseins : « Vous connaissez, dit-il à Sir Hamilton Seymour, mes sentiments amicaux pour votre pays; il est essentiel que le gouvernement anglais et moi nous soyons dans les meilleurs termes; jamais la nécessité de cette entente n'a été aussi forte qu'en ce moment. Vous êtes ici depuis quelque temps, et vous savez que sur presque toutes les questions nous sommes d'accord4. Or, lorsque nous sommes d'accord, je suis tout à fait sans inquiétude quant à l'occident de l'Europe. Ce que d'autres pensent au fond (ces autres, dans la pensée de l'empereur, étaient évidemment les Français) est de peu d'importance. Pour la Turquie, il en va tout différemment; ce pays est dans une situation critique et peut nous causer beaucoup d'embarras. » Là-dessus l'empereur, jugeant en avoir assez dit, voulait quitter Sir Hamilton et, en guise d'adieu, lui avait tendu la main; mais, en homme positif, le diplomate anglais désirait savoir d'une manière précise quels étaient ces embarras qu'appréhendait Sa Majesté; retenant donc la main de l'empereur, il le pria, en s'excusant de sa har-

1. Sir Hamilton Seymour à Lord John Russell, 21 février 1853 : « The Emperor's object is to engage Her Majesty's Government with his own cabinet and that of Vienna in some scheme for the ultimate partition of ïurkey and for the exclusion of France from the arrangement. »

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