Le général Le Flô à M. Bastide, 26 septembre
2. Nous modifions un peu, en les rendant, croyons-nous, plus exactes, les expressions employées par le général. Voici les termes mêmes dont il s'est servi dans sa dépêche à M. Bastide (8 octobre 1848) : « Le comte de Nesselrode m'a exprimé avant-hier l'impression favorable que j'avais produite sur l'empereur, impression due seulement à la franchise et à la convenance du langage que tous m'avez si fort recommandées. »
sade du roi Louis-Philippe1. Mais la froideur du personnel mondain n'inquiétait guère le général; il cherchait seulement à se concilier la bienveillance des hommes politiques. Or, ceux-ci lui faisaient un excellent accueil, et dans sa correspondance avec le ministre des affaires étrangères, M. Bastide, il pouvait se féliciter de « la manière honorable, digne et vraiment noble, dont tous les membres du gouvernement impérial parlaient constamment de la République, de la France et du chef du pouvoir exécutif* ».
Quant au chancelier de Nesselrode, il forçait un peu ses sentiments, évidemment d'après les ordres de l'empereur, et témoignait au général un « empressement affectueux». Même comme sur plusieurs points, notamment dans les affaires de Sicile3, du Piémont4
1. Le corps diplomatique — le fait est curieux à noter — se tenait à l'écart de la mission française, à l'exemple de la société russe. Le général Le Flô, dans sa correspondance, fait seulement une exception pour le chargé d'affaires d'Angleterre, M. Buchanan, « qui est venu à moi, écrit-il, avec une grande franchise » (dépêche du 8 octobre 1848).