Voir plus haut au chapitre V
4. M. Drouyn de Lhuys voulait aussi l'entente de la France avec l'Autriche, et peu à peu cette dernière idée devint dominante chez lui.
saints, l'inciteraient, par des constatations peu gracieuses, à en prolonger la discussion.
« Autant, disait M. Drouyn de Lhuys, nous avons mis de modération, de prudence et d'esprit de concorde dans nos négociations avec la Porte, autant, je dois vous l'avouer, nous avons été surpris des efforts que la mission de Russie à Gonstantinople a tentés pour annuler les concessions cependant bien légères qui nous ont été faites. Le cabinet de Saint-Pétersbourg, en effet, ne saurait méconnaître la validité de nos capitulations sans porter la plus sérieuse atteinte à ses propres traités avec la Turquie, traités autrement avantageux, autrement importants que celui dont nous ne réclamons même pas l'exécution complète... Notre but unique a été de relever la religion catholique d'un état d'infériorité aussi indigne d'elle que de nous et d'obtenir que dans ces lieux où elle avait longtemps joui de si grands privilèges, elle fût placée à côté de la religion grecque sur un pied qui, à vrai dire, n'est pas même encore celui de l'égalité. Serait-ce là la cause du mécontentement qu'on éprouve à Saint-Pétersbourg1? »
Ce langage, nous le savons, n'était pas conforme aux intentions de l'empereur Napoléon2, qui maintenant regrettait le développement pris par l'affaire des Lieux Saints ; et, de plus, il ne correspondait pas aux dernières dispositions prises en Turquie pour terminer cette affaire. En effet, le 22 décembre, les autorités turques avaient remis au patriarche latin de Jérusalem la clef, tant réclamée, de la porte existant sur la façade de la grande église de Bethléem, et le