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Le comte de Linange à Fuad Effendi, 11 février

3. Il fut décidé, au sujet des enclaves de Klek et de la Soutorina, que la Turquie ne pouvait pas s'en servir pour des usages militaires, à moins d'une autorisation de l'Autriche. En 1875, au moment de l'insurrection de la Bosnie et de l'Herzégovine, la Turquie demanda cette autorisation au gouvernement austro-hongrois ; elle fut refusée.

LÀ FRANCE ET LÀ kUSSlE 335

traditionnelle de l'Autriche1 »; le prince de Metternich, pendant tout le temps qu'il avait dirigé la politique extérieure de l'Autriche, s'était, en effet, toujours montré hostile à la constitution, dans la péninsule des Balkans, d'États slaves indépendants.

L'empereur Nicolas fut très contrarié de l'action de l'Autriche; il avait fait fond sur l'insurrection monténégrine et la répression probablement inintelligente qu'en auraient tirée les Turcs, pour lui fournir un des motifs par lesquels il aurait justifié une intervention militaire russe dans l'empire ottoman; un élément important de ses calculs venait tout à coup à lui manquer. Comme le ministre de France à Vienne avait agi de toutes ses forces pour détourner le gouvernement autrichien de montrer trop de dureté vis-à-vis de la Turquie, et comme M* de La Valette, d'autre part, avait, à Constantinople, essayé de ménager aux Turcs une retraite passable*, l'empereur Nicolas, au lieu de porter son déplaisir sur l'Autriche, le porta vers la France, à laquelle il reprocha, dans une nouvelle conversation avec le ministre d'Angleterre, de chercher, par ses intrigues, à brouiller entre elles les puissances à propos des affaires du Levant, notamment de celles du Monténégro3. Avec l'Autriche, au contraire, l'empereur Nicolas affecta d'être pleinement d'accord; comme

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