‹ Les origines de la guerre de CrimeeChapitre 85 sur 112 · M. de La Cour à M. Drouyn de Lhuys, 24 mai 1853 : « Le · texte numérisé non relu

M. de La Cour à M. Drouyn de Lhuys, 24 mai 1853 : « Le

tion officielle de la Porte (sened) ; au lieu de celle-ci, il se contenterait d'une simple note du ministre des affaires étrangères, pourvu qu'elle contînt tous les engagements réclamés au gouvernement ottoman par l'empereur1. En conséquence, il rédigea un projet de note qu'il chargea Nicolas Aristarchi Bey de porter à son ami Réchid Pacha8.

Ce projet3 marquait évidemment une notable réduction des premières exigences présentées par le gouvernement russe; il mentionnait expressément

prince Menchikof, au dire de personnes bien informées, se plaint du concours inefficace qui lui a été prêté, de l'opposition qu'il a rencontrée au lieu d'appui, des erreurs que beaucoup des agents russes ont entretenues dans l'esprit de leur gouvernement sur l'état des choses en Turquie. »

1. Le comte de Nesselrode écrivait à ce sujet le 1er juin à son fils Dmitry, qui venait de quitter la Turquie avec le prince Menchikof : c Je ne crois pas du tout, comme tu le penses, que nous soyons aujourd'hui dans une position meilleure que si Canning (Lord Stratford de Redcliffe) avait permis à Réchid Pacha de signer la note que le prince Menchikof avait proposée à celui-ci... Je pense, au contraire, qu'avoir proposé cette note est la meilleure chose que notre ambassadeur ait faite... Le seul regret que j'éprouve, c'est que le prince Menchikof n'ait pas mis l'idée de cette note en avant huit jours plus tôt, immédiatement après l'entrée de Réchid au conseil, et qu'il ne Tait pas discutée sérieusement avec Redcliffe, en lui faisant avaler de dures vérités sur la grave responsabilité dont il se chargeait en empêchant les Turcs de la signer. »

2. Sur le rôle <T Aristarchi Bey dans tous ces incidents, M. de La Cour écrivait le 30 mai à M. Drouyn de Lhuys : « M. d'Aristarchi, logothète du patriarche et le principal instrument de la légation de Russie à Constantinople, annonce son prochain départ pour Bucarest. Il donne lui-même pour motif de son éloignement la nécessité dans laquelle il se trouverait placé de mettre sa personne à l'abri du mécontentement qu'il a excité en cherchant à concilier, durant les dernières négociations, les intérêts de la Porte, ceux de ses coreligionnaires et les prétentions de la Russie... D'autres croient, et je suis disposé à partager leur avis, qu'il pour* rait être chargé d'une mission éventuelle par quelques membres du cabinet ottoman; sans cesser d'être dévoué à la légation de Russie, M. d'Aristarchi a su conserver les plus intimes relations avec Réchid Pacha. »

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