‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 105 sur 286 · Rapport du 8 septembre 1810 {lieva:' Blc · texte numérisé non relu

Rapport du 8 septembre 1810 {lieva:' Blc

15li ORIGINES DE LA LEGENDE NAPOLEONIENNE.

jésuite » ' ; Gourgaud", O'Meara^, rééditent l'accusation, et la mettent dans la bouche de Napoléon*. Cette accusation est de nature à inquiéter chez un homme dont les récits ont une importance historique; mais il faut réfléchir que Napoléon avait la parole rude et militaire, et qu'il a pu, une ou deux fois, traiter Montholon de menteur, sans que cela tire à conséquence; que Gourgaud avait contre Montholon une jalousie et une antipathie marquées ; que les commissaires et O'Meara regardaient les Français de Longwood sans indulgence; que les domestiques n'occupent généralement pas leurs loisirs à faire l'éloge de leurs maîtres; et rien n'était plus a petite ville » que Sainte-Hélène, où l'absence de distractions donnait un prix particulier au plaisir de médire. Les faits que rapportent O'Meara et Gourgaud, à les supposer exacts, sont bien peu de chose; peut-être a-t-on eu à reprocher à Montholon deux ou trois faits d'inexactitude matérielle, relevés avec vivacité par Napoléon , amplifiés par la malveillance de l'entourage; et, pour conclure, il me semble que l'on peut faire fonds sur la sincérité de Montholon, tant qu'on n'aperçoit pas des raisons spéciales pour douter de sa parole.

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