M O N T II O L () X
suspects. Mad;ime de Montholon, malgré l'afFirmallon optimiste de ses Souvenirs^, semble n'avoir pas toujours trouvé, dans sa compagne dexil, une affection de sœur. Le docteur Verling avait remarqué -que madame Bertrand était souvent conduite par des sentiments de « female jealousy ». On peut rapprocher une lettre de O'Meara^, montrant madame Bertrand « comme une tigresse h laquelle on a enlevé ses petits, toutes les fois qu'il a une attention pour madame de Montholon ». Ces sentiments de madame Bertrand sont indiqués jjlus d une fois aussi dans le journal de Gourgaud; et l'on comprend fort bien que cette personne, fort séduisante à ses heures, et dont les qualités solides ont été reconnues par tous les témoins, mais sujette à des emportements de créole, ait pu lancer dans une de ces crises de jalousie une accusation à laquelle elle ne croyait pas elle-même. Quant à Gourgaud il n'est pas niable que sa jalousie à l'égard de madame de Montholon n'ait été extrême, comme à l'égard de Montholon et de Las Cases
demeurant à Sainle-Hélène, « est d'enterrer leur patron, dont ils espèrent la meilleure part de la succession » (sic). {Aff. etrang., 1804, p. 301, pièce 15-2.) — Id. dans le rapport du 1" juillet 1819 (1804 bis, p. 71, pièce 20). — Id. dans le rapport du 29 août 1819 : « Montholon est fort triste depuis le départ de sa femme : c'était son principal soutien auprès de son maître » (1804 bis, p. 105, pièce 27).