‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 11 sur 286 · La nouvelle en arriva à Longwood le 27 mai · texte numérisé non relu

La nouvelle en arriva à Longwood le 27 mai

espérance; s et intentions de napoléon. 23

Dès 1816, il supputait l'efTet que pourrait avoir sur l'opinion en Europe son « martyre » h Sainte- Hélène, et le profit que son fils en pourrait retirer. « S'il vit, mon martyre lui rendra la couronne'. » Cette pensée se précise dans son esprit, et arrive à sa forme définitive. « Si Jésus-Christ n'était pas mort sur la croix, il ne serait pas Dieu-... Mon fils! si je meurs sur la croix et qu'il vive, il arrivera'. »

A aucun moment pourtant, même dans les derniers jours. Napoléon ne cessera d'espérer pour son compte* : le 1" mars 1821, une lettre désillusionnée de Gourgaud le met de mauvaise humeur^ : c'est donc que l'espoir subsiste. Mais de plus en plus, c'est vers le règne de Napoléon II que se tournent ses espérances et ses actes.

En mars 1820, il dicte à Montholon « la constitution que ses espérances destinaient au règne de son fils" ». Puis la maladie finale arrive, et Napoléon ne pense plus qu'au roi de Rome. Son testament, ses codicilles sont remplis de cette pensée. Le 17 avril 1821, quinze jours avant sa mort, il dicte à Montholon de longs conseils pour le roi de

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