Napoléon en exil, 1 septembre
3. Id., 3 mars 1S17. — Cf.. dans les Récits de la captivité, I, l'*2, une expression textuellement identique. — On peut remarquer aussi dans la Crtm^rt^/ie^'£^^ï//j^e, version Bertrand, chap. vi, I, l'indication que Napoléon désirait abolir, même en Egypte, le régime féodal.
4. Aa/joleon en e.ril, 1" janvier 1818. — Un passage presque identique se trouve dans ie Manuscrit de l'ilc d'Elbe, chap. m.
19i OIIIGINES DE LA LEGENDE NAPOLEONIENNE.
sur toutes les épaules : « Personne n'était exempt de tirer à la conscription... La conscription était le mode le plus juste, le plus doux, le plus avantageux au peuple'... » Napoléon y supprima toutes les exemptions, même celles qui se fondaient sur la petitesse de la taille, « et rendaient le fardeau de la conscription plus lourd pour les autres classes- ».
La possession irrévocable des biens nationaux vendus, en accroissant la petite propriété paysanne et en intéressant la classe rurale à la Révolution, était le plus solide garant du, maintien de l'égalité; elle était si étroitement liée aux principes du gouvernement impérial, qu'elle a été ébranlée par sa chute : « les Bourbons ont attaqué l'irrévocabilité des domaines nationaux », alors que, sous Napoléon, « les arrêts du Conseil (d'État) furent constants pour assurer le principe de l'irrévocabilité des ventes, même lorsque les formalités légales n'avaient pas été parfaitement accomplies, » — chose inévitable dans la crise révolutionnaire'.
Plus encore que sur l'égalité des charges, Napoléon insiste sur celle des droits : « J'avais excité toutes les émulations, récompensé tous les