Mémorial, 19-20 octobre
196 OUI (il NES DE LA LDGENDE NAPOLEONIENNE.
siinplc cultivateur put les faire. Les musées étaient ouverts à tout le monde'. » Aussi « mes écoles, mon enseignement mutuel préparent des générations inconnues- ». 'Jous les moyens eussent été employés pour répandre cette instruction sur le peuple : les curés de campagne, instruits dans les séminaires sur l'agriculture, les éléments de la médecine et du droit, auraient éclairé leurs paroissiens; tout régiment auiait eu son école, « pour le commencement ou la continuation de l'enseignement dans tous les genres, soit pour la ligne scientifique, soit pour les arts libéraux ou les simples mécaniques^ ». Les connaissances, pénétrant de toutes parts la masse populaire, l'auraient transformée.
Mais, dans un pays centralisé comme la France, l'égalité de la loi n'est rien, si celui qui gouverne n'est pas décidé à gouverner pour tous : la loi a beau prescrire l'égalité des charges et des droits, si le gouvernement favorise une classe ou un parti, il a mille moyens, par son action personnelle et les détails de son administration, de rétablir l'inégalité dans le fait. Napoléon ne l'a pas compris ainsi : il a été le souverain de tout le monde, il a représenté tous les intérêts ; il n'a favorisé, persé-