‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 134 sur 286 · novembre · texte numérisé non relu

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NAPOLEOX ET LES PRI.N'CIPES DE S fl . 197

cuté, exclu personne : « Mon ambition ét;iit grande, je l'avoue, mais elle reposait sur l'opinion des masses' ». « On ne lait de grandes choses en France qu'en s'appuyant sur les masses.,. Moi, je me suis appuyé sur tout le monde sans exception; j'ai donné le premier l'exemple d'un gouvernement qui favorise les intérêts de tous; je n'ai pas gouverné pour ou par les nobles, les prêtres, les bourgeois ou les ateliers; j'ai gouverné pour toute la communauté, pour toute la grande famille française -. » — « J ai toujours marché avec l'opinion de cinq ou six millions d'hommes... J'ai toujours pensé que la souveraineté réside dans le peuple... Le gouvernement impérial était une sorte de république^. » — « Je suis l'homme du peuple, je sors du peuple moi-même *. » Napoléon rapportait volontiers, coninie preuve ;i l'appui, l'anecdote delà bonne femr.ie de Tarare, qui. par opposition au « roi des nobles », saluait en lui « le roi du peuple ' ».

Mais il ne faut pas prendre le mot au sens étroit, et « roi du peuple » ne signifie pas persécuteur des nobles et des prêtres. Au contraire, arrivant à une

1. Récits de la caplinité, I, 142. — Cf.-une phrase semblable dans le Napoléon en exil, 3 mars 1817.

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