‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 136 sur 286 · Campagne d'Italie, 18 fructidor, I · texte numérisé non relu

Campagne d'Italie, 18 fructidor, I

4. Mémoires : Consuls provisoires, passim; Cent-Jours, Intérieur, I. — Cf. Mémorial, 27 mars, 18 juillet 1816.

5. Mémorial, 16 novembre 1815 : « Mon système de fusion le demandait. » Cf. 5 mars 1816.

G. Cent-Jours, chap. m, iv, v. — Mémorial, 16 octobre 1816. 7. Récils de la captivité, I, 384.

Ses projets allaient plus loin encore pour l'extinction des haines et la fusion des partis. Général, il avait répugné à paraître à la fête anniversaire de la mort de Louis XVI'; empereur, il voulait faire de la Madeleine, en même temps que le Temple de la Gloire, un monument consacré aux victimes de la Révolution".

Aussi, égal pour tous, sans partialité, il avait eu pour lui les dévouements de tous; la noblesse, pour la plus grande part, s'était franchement ralliée, et deux nobles, Las Cases et Montholon, le suivaient à Sainte-Hélène ; les Vendéens, alliés de la Prusse et de l'Autriche contre la Révolution en 1793, se faisaient tuer en 1814 par les Prussiens et les Autrichiens, pour défendre l'Empire ^ Tous étaient les soutiens de son trône, les complices de sa prétendue usurpation : « Je n'ai point usurpé la couronne, je l'ai relevée dans le ruisseau, le peuple l'a mise sur ma tête*. » — « J'étais l'élu des Français, leur nouveau culte était leur ouvrage ^ »

Les Bourbons, au contraire, se trouvaient dans l'impossibilité de rallier à eux la nation ; la

1. Voir Campagne d^Italie^ Retour de Rastadt (version Las Cases).

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