‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 138 sur 286 · Id., h mars · texte numérisé non relu

Id., h mars

4. Id., 6-7 octobre 1S16. — Cf. Seizième noie sur FArt de la guerre.

XAPOLEON lîT LES PRINCIPES DE 89. 20l

ouverte et se recrutait porpétuellement dans les rangs du peuple; ce n'était pas une caste fermée, c'était la sélection des meilleurs de la nation. « Dans toute société, il y a une aristocratie nécessaire'... L'aristocratie de l'Empire aurait é^é le but de l'émulation nationale... Tout Français pouvait se dire sous mon règne : Je serai ministre, je serai maréchal de France, je serai grand-oiïicier de l'Empire, duc, comte, baron, si je le mérite ; roi même. Le point de départ n'était un obstacle pour personne ". » Or, « la démocratie raisonnable se borne ;i ménager à tous l'égalité pour prétendre et obtenir^ » ; et Napoléon, assurant cette égalité au point de départ, pouvait dire que sa noblesse était « la noblesse du peuple' ». Mais, après ce point de départ, le mérite assigne les rangs et détermine les récompenses; et si l'enfantillage des hommes voit une récompense souhaitable dans ces « hochets », dans ces « colifichets'^ », pourquoi ne

1. Cf. Mémoires, Consuls provisoires, XI : « Faire une constitution dans un pays qui n'aurait aucune espèce d'aristocratie, ce serait tenter de naviguer dans un seul élément. La Révolution française a entrepris un problème aussi insoluble que celui de la direction des ballons. » — Cf. Mémorial, 18 juillet 1816. — Et encore, 11-12 avril 1816 : « La démocratie élève la souveraineté, l'aristocratie seule la conserve. >i

2. Récits de la captivité. II, 427. - Cf. note XXVI sur le Mam,. scrit de Sainte-Hélène, Mémoires, 1822, IV, p. 245 sqq.

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