Mémorial, 18 juillet
4. A'apoléon en exil, 7 septembre 1817. b. Mémorial, 5 mars 1810.
pas acquérir à si bon compte leur dévouement et leur zèle à la société? Quant à la perpétuation de ces titres, purement honorifiques, et ne créant nul privilège matériel, il n'y a pas à s'en scandaliser : c'est un cas particulier du droit de léguer ses biens à ses enfants'.
Le principe de l'égalité était donc sauf, et cette constitution d'une noblesse nouvelle avait une multitude d'avantages accessoires, que Napoléon a longuement exposés dans une de ses Notes sur le Manuscrit de Sainte-Hélène : « Réconcilier la France avec l'Europe » , qui avait gardé sa noblesse et ne sympathisait pas avec un pays sans aristocratie ; — « réconcilier la France ancienne avec la France nouvelle », en mélangeant les nobles d'origine féodale ou royale avec les nobles créés sur les champs de bataille de la Révolution et de l'Empire"; • — ■« faire disparaître en Europe les restes de la féodalité, en rattachant les idées de noblesse aux services rendus à l'État et les détachant de toute idée féodale ». L'ancienne noblesse même eût été refondue suivant les nouveaux principes, et serait devenue, comme la nouvelle, une noblesse de service. « Un Montmorency eût été duc, non parce qu'il était Montmorency, mais
1. .\ule .V.VI7 sur le Maniisciit de Sainte-Hélène {Mémoires, 1822, tome IV, p. 245).