liéeits de la eapCwile, I
parce qu'un de ses ancêtres avait été connétable et avait rendu de grands services à l'Etat '. »
Malgré toutes ces raisons, Napoléon se demandait parfois s'il n'avait pas eu tort d'admettre cette exception au principe de l'égalité. « Je crois que j'ai eu tort en cela, parce que cela affaiblit ce système d'égalité qui plaisait tant à la nation ". » Sa noblesse ne l'avait guère servi, et ne devait guère servir son fils ' ; mieux valait s'en tenir au principe absolu de l'égalité^.
La question du principe de liberté était plus scabreuse. Le gouvernement impérial pouvait Ijien se donner, sauf explications, comme un gouvernement égalitaire, mais il devait trouver des difficultés sérieuses à se faire reconnaître comme libéral. Aussi les raisonnements et les démonstrations de Napoléon sont-ils plus abondants et plus fréquents encore sur cette question que sur celle de l'égalité.
1. A'ote XXVI sur le Manuscrit de Sainte-Hélène {Mémoires, 1822, IV, p. 245 sqq.). « Toute famille qui comptait dans ses ancêtres un cardinal, un grand officier de la couronne, un maréchal de Fi'ance, un ministre, eût été pour cela seul apte à solliciter au Conseil du sceau le titre de duc, etc. » — Cf. Mémorial, 18 juillet 1816; — et Campagnes de César, Mort de César, I.