Récits de la captivité, I
4. On retrouve des regrets analogues dans les Cent-Jours (chap. viii), à propos de VActe additionnel : Napoléon aurait du. suivant l'avis de Carnot, établir deux Chambres nommées par le peuple, et non créer, comme les Anglais, une Chambre des pairs, aristocratique, à côté de la Chambre des représentants.
204 OniGIXES DE LA LECENDE NAPOLEONIENNE.
L;i liberti', ilisait-il en 1815 à Benjaniii) (Constant, « avait été la passion de sa jeunesse, il était fait pour la comprendre ». Avant la Révolution, son Histoire de la Corse, son discours pour l'Académie de Lyon, témoignaient de ses sentiments républicains'; ces sentiments, il les répandit autour de Tui, dans sa earnison de Valence", et les conserva longtemps. Les excès de la Révolution les affaiblirent peu à peu', et, lors de l'expédition d'Egypte, Napoléon, revenu enfin à l'opinion des « meilleurs esprits », qui, dès 1792, trouvaient « le système républicain incompatible avec les mœurs présentes de lu France' «, se trouva « convaincu que la France ne pouvait être que monar chique ^ ».
Mais il peut exister des institutions libérales ailleurs que dans une république : on était plus libre sous la monarchie anglaise que sous la république jacobine; et Napoléon, sympathique aux idées de lioerté comme à des souvenirs de jeu- I nesse, assura toujours pleinement les libertés civiles. Le Code assurait la sécurité des citoyens contre les condamnations arbitraires par « la publicité de l'instruction et toutes les formes de