‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 143 sur 286 · XAPOLEOX ET LES P II I X C I 1> E S DE · texte numérisé non relu

XAPOLEOX ET LES P II I X C I 1> E S DE

entière : « ils agissaient par conviction », non par obéissance; « les votes du Sénat étaient ;i peu près constamment unanimes, parce que la conviction y était universelle ' ». Si le Tribunat fut supprimé, ce ne fut pas comme opposant ou gênant' pour l'autorité du maître, ce fut « la suppression d'un abus coûteux, une économie importante^ ». Napoléon ne disconvenait pourtant pas qu'il eût concentré entre ses mains tous les pouvoirs, et suspendu l'exercice des libertés politiques; mais c'est que « la nécessité du moment^ », les « circonstances forcées* » lont obligé de se saisir de la dictature pour préserver la France de la ruine : « tant que je suis resté à la tète des affaires, la France a été dans le même état que Rome lorsqu'on déclarait qu'il fallait un dictateur pour sauver la République^ ». — « Ma dictature était indispensable, et la preuve, c'est qu'on m'offrait toujours plus de pouvoir que je n'en voulais °. » Et Antommarchi, dans son style théâtral : « Les circonstances étaient sévères; j'ai été obligé de sévir, d'ajourner: les revers sont venus, je n'ai pu débander l'arc, et la France a été privée des

1. Mémorial. l"-'i novembre 1815. — Cf. HuitUmc noie sur l'Art de la guerre,

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