‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 144 sur 286 · Récils de la captivité, II · texte numérisé non relu

Récils de la captivité, II

208 OlilCIXES DE LA L E C. E M) E NAPOLÉONIENNE.

institutions libérales que je lui destinais'. » Ces nécessités contraignantes étaient de deux sortes, le danger extérieur et le danger intérieur, <c la dissolution du dedans et l'invasion du dehors" ». A l'extérieur, l'Europe monarchique coalisée contre les principes de 89 : pour lui résister, il fallait une concentration de pouvoir, une unité d'action que le pouvoir despotique d'un homme pouvait seul réaliser. « Si l'on me reproche mon despotisme, c'est qu'on ne comprend pas qu'il était une nécessité de la grandeur française lorsque je l'établissais, au prix de cent victoires, sur les débris d'un ordre de choses que la Révolution française avait renversé, mais non pas détruit de telle sorte que sa résurrection fût impossible; c'est qu'on oublie que notre révolution nous avait isolés et livrés à l'inimitié de tous les rois de l'Europe'. » — « On eût voulu que j'eusse été un Washington... Je ne pouvais être qu'un Washington couronné... Ce n'était que dans un c^J^ngrès de rois, au milieu des rois convaincus et maîtrisés que je pouvais le devenir... Je n'y pouvais raisonnablement parvenir qu'au tiavers de la dictature universelle*'. »

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