‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 145 sur 286 · Récits de la captivité, I, 340; II · texte numérisé non relu

Récits de la captivité, I, 340; II

4. Mémorial, 2U-30 novembre 1815, 2 septembre 1816. — Napoléon en exil, 18 février 1818.

La nécessité de cette concentration et de cette unité de pouvoir apparut clairement après Brumaire. (I La France, livrée aux tiraillements de plusieurs, allait périr sous les coups de l'Europe réunie; elle met le gouvernail aux mains d'un seul, et aussitôt, moi, premier consul, je donne la loi h toute cette même Europe'. »

Eu même temps que les armées de l'Europe aux frontières, les factions révolutionnaires menaçaient à l'intérieur : « Le dehors en armes fondait sur nos principes, et c'est précisément en leur nom que le dedans m'attaquait en sens opposé. Or, pour peu que je me fusse relâché, on m'eût bientôt ramené au temps du Directoire. J'eusse été l'objet, et la France l'infaillible victime d'un contre-Brumaire". » — « La licence, l'anarchie, les grands désordres étaient encore au seuil de la portée )) — « Je me suis trouvé placé entre les partis qui agitaient ma patrie, comme un cavalier sur un cheval fougueux, qui veut toujours se cabrer et se jeter d'un côté ou de l'autre, et que, pour faire marcher droit, il est obligé de tenir en bride '. »

Enfin, pour que le peuple pût se servir utilement de ces libertés, qu'on a tant réclamées pour

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