‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 146 sur 286 · Xapoleon en exil, 18 février · texte numérisé non relu

Xapoleon en exil, 18 février

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lui, il lui falhiit une instruction qu'il n'avait pas. « La base fondamentale d'une oro'anisation constitutionnelle est l'instruction, C[ui manquait alors aux masses françaises'. » — « Les hommes qui me reprochent de n'avoir pas donné assez de liberté aux Français... ignorent qu'en 1804, 96 Français sur 100 ne savaient pas lire... Tout ce que j'ai pu donner de liberté h ces masses intelligentes, mais io-norantes et démoralisées par l'anarchie révolutionnaire et par la guerre, je l'ai donné'. » Ce peuple, incapable de se guider lui-même, se serait laissé conduire par les grands propriétaires terriens, en majorité royalistes : « Voyez la Chambre actuelle^, elle est plus royaliste que le roi, elle ose lever le drapeau de la réaction féodale'. »

Napoléon avait donc dû, au 18 Brumaire, se saisir de la dictature, pour empêcher la France de périr. — Au fait, h nous transporter un moment hors de la légende, et à juger librement, si Napoléon fut coupable au 18 Brumaire, ce fut avec la complicité de toute la France qui s'abandonna, et applaudit l'illégalité : Napoléon le sentait bien, et n'a jamais éprouvé bien vivement le besoin de se justifier du coup d'État de Brumaire. Il ne l'a fait que quand des pamphlets l'attaquaient directement

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