PRINCIPE DES NATIONALITES
tions et du commerce autorisent également cette réunion'... »
Plus tarti, un peu avant stm départ pour l'Egypte, il conseille au Directoire une politique analogue dans les affaires de Suisse : l'aOranchissement du pays de Vaud, de l'Argovie, des baillages du Tessin, sujets de Berne ou des autres cantons, était nécessaire, « un peuple ne pouvant être sujet d'un autre peuple ». Mais, en réorganisant la Suisse d'après le principe des nationalités, il fallait éviter, en vertu du même principe, d'en contraindre les habitants à une unité excessive, factice et irritante pour des hommes séparés par « les mœurs, la religion et les localités » -. Cette politique sage et conforme aux principes, que le Directoire n'appliqua pas. Napoléon l'applicjua par l'Acte de Médiation ^
Il eut, souverain, des plans plus vastes. « On compte en Europe, bien qu'épars, plus de trente millions de Français, quinze millions d'Espagnols, quinze millions d'Italiens, trente millions d'Allemands. J'eusse voulu faire de chacun de ces peuples un seul et même corps de nation*. » Mais l'œuvre ne se présentait pas partout avec les mêmes caractères : en Allemagne, en Italie, c'était un peuple