‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 156 sur 286 · Mémorial, 11 novembre · texte numérisé non relu

Mémorial, 11 novembre

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morcelé qui voulait s'unifier; en Irlande, en Grèce, c'était un peuple sujet qui voulait s'affranchir ; en Pologne, il fallait affranchir et unifier tout ensemble; certaines nations enfin, Espagne, Angleterre, unies et libres en apparence, avaient besoin de transformations intérieures , divisées qu'elles étaient par les classes sociales, opprimées par leur gouvernement : l'agglomération était là morale plus que matérielle : il fallait créer non le corps de ces nations, mais leur âme : il leur fallait un 14 juillet 1790.

Sur l'Allemagne, Napoléon insiste peu. Deux lois, dans le Mémorial, il en parle avec une brièveté pleine de réticences : « J'ai eu de grandes vjes sur les Allemands... Mais j'ai échoué, et partant, j'ai eu tort'. « C'est qu'il y avait là de grandes difficultés : « L'agglomération des Allemands demandait plus de lenteur : non qu'ils ne fussent préparés pour la concentration [sic) : ils l'étaient trop au contraire, ils eussent pu réagir aveuglément sur nous avant de nous comprendre "». Aussi Napoléon, toujours souple à se plier aux réalités, s'était-il borné à « simplifier leur monstrueuse complication », flottant, suivant les moments, entre divers projets qui eussent pu préparer l'union définitive. On surprend parfois l'idée d'une

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