Id., 11 novembre
TRINCIPE DKS NATIONALITES. 223
Allemagne partagée, outre l'Autriche et la Prusse, entre trois grandes monarchies'. Ailleurs, cela se précise : ces trois royaumes allemands auraient constitué une fédération assez resserrée; cela eût formé « une vaste et puissante monarchie fédérative, une grande union nationale ayant le même drapeau, les mêmes impôts et les mêmes intérêts; c'eût été la réalisation de la nationalité germanique sans qu'aucun intérêt local ou aucun droit acquis eût été lésé » . Les princes dépossédés auraient reçu des compensations dans les Balkans".
Les plans sur l'Italie sont d'une tout autre netteté, et Napoléon les a souvent exposés avec détail et complaisance. Pour faire l'unité italienne, il fallait « briser l'esprit de localité », si puissant dans les petits Etats italiens, — supprimer la puissance temporelle des papes, — ôter aux puissances étrangères leurs possessions en Italie. Dès 1797, Napoléon exigeait la création de la république cisalpine, première base d'unité, malgré le Directoire qui voulait rendre le Milanais à l'Autriche ^ ; et en 1812 toute l'Italie, sous des noms divers, dépendait du même gouvernement; le pape ne régnait plus ; et, grâce à la domination temporaire des Autri-
1. Précis des campagnes de Turenne, campagne de 16'i7, hui tième observation.
2. Edition anglaise des Récits de la captivité^ l. III, chap. vin