‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 163 sur 286 · Id., 14 juin 181G · texte numérisé non relu

Id., 14 juin 181G

230 OIIIGIXES DE LA LEGENDE NAPOLEONIENNE.

perdu'. Encore, même ;iu milieu des derniers revers, Napoléon, toujours souple dans sa politique, et sachant reconnaître ses fautes, se résolvait à faire ce qu'il eût dû faire tout d'abord, à renvoyer Ferdinand en Espagne, à condition qu'il y maintint la constitution libérale. Le parti qui dès lors méditait la perte de l'Empereur (Talleyrand, semble-t-il), empêcha la réussite de ce projet, en retardant le départ de Ferdinand de novembre 1813 à mars 1814^

Si Napoléon avait réussi dans sa descente en Angleterre, il y aurait accompli une œuvre analogue à celle qu'il a tentée en Espagne. « J'aurais proclamé la république; l'abolition de la noblesse et de la Chambre des pairs,... la liberté, l'égalité et la souveraineté du peuple, tout cela m'aurait fait bientôt des partisans. J'aurais laissé subsister la Chambre des communes, après lui avoir fait subir une grande réforme ^.. Je vous eusse donné une constitution de votre choix, et je vous eusse dit : Appelez à Londres les députés du peuple pour former une constitution. J'aurais appelé Burdett et d'autres chefs populaires pour en organiser une'.. . »

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