‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 185 sur 286 · Id., 29 avril · texte numérisé non relu

Id., 29 avril

3. Sur cette fin, les détails qui ne sont pas dans Anlommarchi sont dans les Sentiments de Napoléon sur le christianisme, du chevalier de Beautcrne (Bibliographie, 103). — Cet ouvrage, d'étrange critique et de ton étrange, est pourtant utilisable en partie, parce qu'il repose sur les témoignages de Marchand et de Montholon.

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sur le rôle social de la religion : d'abord c'est un préservatif contre les folies issues de l'imagination humaine. L'homme a besoin de merveilleux, il lui faut du surnaturel pour satisfaire son imagination : « Il vaut mieux qu'il le prenne là que d'aller le chercher chez Cagliostro, chez mademoiselle Lenorniand, chez toutes les diseuses de bonne aventure et les fripons'. » Ses menaces et ses promesses sont autant de freins aux passions : « Si les hommes n'en avaient pas ils s'égorgeraient pour la meilleure poire et la plus belle fdle'. » Cela ne vient-il pas en droite ligne du philosophe qui faisait retirer ses domestiques, quand ses convives se mettaient en train de nier l'existence de Dieu?

La religion exerce donc sur les hommes une action profonde : « Les idées religieuses ont encore plus d'empire que ne croient certains philosophes bornés ^ » Mais, si elles ont de l'influence, le souverain ne peut pas s'en désintéresser; son premier devoir est de les tolérer sous leurs formes diverses, parce (jue le meilleur moyen de se rendre impopulaire est de les persécuter, et que l'homme a droit à la liberté religieuse : « Je voulais que chacun crût et pensât à

1. .^femoiittl,!-» ]ain lalli.— Cr. .\upuU-on en exil, 19 mars 1817.

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