Gourgaud, 16 décembre
2. Dans Montholon, le récit du 15 décembre n'est pjis distingué de celui du 16; mais on voit en regardant de prJ'S que le récit du 16 commence à partir de ces mots : « L'Euipereur ne sort pas de sa chambre. »
.3. GoK/o^anrf, 16 février 1817. — Montholon, présent, semble-t-il, ne dit rien dans ses Récits. — Cf. Gourgaud, 21 juin 1817 : « Il verra ce que c'est qu'une Chambre des députés coiiiiiie celle qu'il va avoir. «
:U(i ORICINES DE LA I. É (; E N 1) E NAPOLEONIENNE.
liboral et promettre des Chambres. Il verra ce que cela lui coûtera ' ! » Aussi, si les Jacobins deviennent les maîtres en Europe, on aura besoin de Napoléon, « car il n'y a que moi qui puisse les mater ». Et cette besogne ne semble pas lui répugner. — Las Cases et Montholoa semblent avoir été présents, mais ils n'ont rien entendu de cela.
Pourtant Gourgaud n'est pas le seul qui ait recueilli de semblables propos. Sur le Nortlinniber/and, le 26 août, Napoléon causait avec l'amiral Cockburn, des idées d'innovations en Prusse, innovations, disait-il, qui devaient causer au roi de Prusse les plus graves embarras : « Les nations du continent ne sont pas adaptées à un gouvernement représentatif, comme l'Angleterre. — Mais, interrompt l'amiral, vous-même, en 1815, vous avez fait le libéral? — Oui, répond Napoléon, mais je ne l'ai pas fait parce que je le considérais comme une mesure convenable pour les nations (du continent), mais parce que ma situation à ce moment me forçait de céder sur ce point au sentiment populaire... »
Et sur les intentions, tant controversées, de Napoléon vis-à-vis des libéraux en 1815, des textes décisifs apparaissent dans Gourgaud. — Cent fois, dans ses conversations. Napoléon s'est demandé si,