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NAPOLEON D A P n E S G O U R G A U D . 331
eu Egypte ', les difficultés qu'il eut à établir le CoHCordat -, ses projets de faire résider le pape à Paris ' : du reste les détails sont rares chez Gourgaud sur ces sujets.
III. La famille de Napoléon. — .V cet égard encore, Napoléon se présente chez Gourgaud avec un aspect nouveau. Sans que le fond de ses jugements soit parfois changé, le ton est tout autre, âpre, souvent brutal. Le 30 janvier 1817, Montholon, en stvle flatteur et fleuri, rapporte ce jugement sur Joseph : « Avec beaucoup d'esprit, de talent, et toutes les qualités nécessaires pour faire le bonheur d'une nation, il aime trop sa liberté et les jouissances de la vie bourgeoise... » Comparez les phrases brèves, tranchantes, dures que donne Gourgaud : « Joseph a de l'esprit, mais n'aime pas le travail; il ne connaît rien au métier militaire; il ne sait rien, il aime jouir. » Le 12 septembre, dans une appréciation sur le même personnage, presque identique dans les deux récits, on trouve en plus chez Gourgaud cette phrase méprisante : « Joseph n'est pas militaire, il n'a pas de cœur; il resterait bien au feu, mais en se serrant le ventre tant il est peureux... » Lucien, à l'occasion, n'est pas plus doucement traité'.