‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 245 sur 286 · Id., 23 juin · texte numérisé non relu

Id., 23 juin

332 ORIOIXES DE LA I. K (; E N' D E N A l>0 L K () M E X N E.

Mais c'est sui'toul son opinion sur Marif-Loiiise qui apparaît toute difï'érente. Sur cette princesse, « la candeur et rinnocence même », les conversations de Longwood ne montrent aucune illusion : Gourgaud causant avec les Montholon, « on hlàme la conduite de l'impératrice, qui s'amuse avec M. de Neipperg, tandis que l'Empereur est ici. Est-il joli homme au moins ce Neipperg'? » Napoléon n'est pas moins renseigné : « Elle a peut-être un amoureux^ », dit-il; il ne le dit pas au hasard; elle l'a abandonné « parce que les circonstances avaient été trop fortes pour elle. Et puis son père a mis auprès d'elle ce polisson de Neipperg!' » Ce qui n'empêchera pas Napoléon, en public, de témoigner son entière confiance dans la vertu de l'impératrice*.

Ces textes me paraissent suffisants. Certes, je n'ai pas montré que, sur tous les points de la légende. Napoléon ait cherché à abuser la postérité, ait menti à son passé et à ses intentions réelles. Mais tel n'était pas mon dessein. Dans ses

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