Récits de la captivité, II
APPENDICES. 34a
Russie '. » Ces communications importantes, ces engagements, il n'en est pas question dans Gourgaud-, et on le comprend, puisque le journal de Gourgaud pouvait être lu au départ, et révéler toute l'intrigue. Mais, chose moins explicable, il n'en est pas question non plus dans Balmain. N'y aurait-il là qu'une invention de Montholon ?
Il y a pourtant à ce mystère une explication assez sim])le. Les détails que Balmain recueillait dans ses conversations avec Montholon et Gourgaud étaient très goûtés à la cour de Russie^. Il est donc naturel qu'il ait cherché à engager les Français dans la voie des confidences, en leur donnant à l'occasion de vagues et belles espérances, qu'il savait vaines. Il attendait, disait-il, des instructions nouvelles*, qui devaient lui permettre du moins des relations plus fréquentes et plus directes avec Napoléon. Les instructions ne vinrent pas, ou ne furent pas assez formelles pour décider Balmain à passer outre à l'opposition persistante de sir Hudson Lowe. Il est probable que Balmain ne cessa pas pour cela d'encourager les exilés, et de leur faire entrevoir une intervention de la Russie en faveur de Napolécft», sans avouer à Pétersbourg qu'il s'engageait au delà de ses instructions. Il est certain aussi que Napoléon, dévoré du besoin d'espérer, donnait une importance exagérée aux moindres indica-