‹ Les origines de la légende napoléonienneChapitre 259 sur 286 · Lettre, etc., p. 24, 37; — Forsyth, IV · texte numérisé non relu

Lettre, etc., p. 24, 37; — Forsyth, IV

une lettre au tsar le 2 octobre, une autre à l'empereur d'Autriche le 25'. Et l'on peut difficilement supposer que ce soit par dépit et désespoir d'obtenir son pardon des Bourbons, puisque le duc d'Osmond affirme qu':iu moment de sa volte-face, son apparent repentir avait chance d'être agréé. t>n sait que Gourgaud ne réussit pas dans ses tentatives auprès des souverains; mais sa lettre à un général anglais, citée plus haut, montre qu'en 1819 il se préoccupait encore, sans y parvenir, d'entrer en relations avec le tsar. Depuis, il se maintint constamment en rapports avec le monde napoléonien en Europe; l'hostilité manifestée dans sa letti'e de 1819 contre madame de Montholon n'est, pour ainsi dire, qu'une clause de style, résultant de la nécessité de ne pas se démentir trop brusquement; le prince Eugène, dépositaire des fonds appartenant à Napoléon, lui paya régulièrement, nous l'avons vu, la pension fixée par l'Empereur, et cette pension, après la mort du prince, fut capitalisée à un tau.K avantageux. Napoléon, voulant à la fois, semble-t-il, récompenser ses services et ne pas le compromettre dans sa situation équivoque, ne le nomma pas dans son testament, mais l'inscrivit parmi ses legs de conscience-.

Tout cela concorde assez bien; reste à explicjuer ces allégations de Gourgaud, qui, dans ses causeries avec Sturraer et Goulburn, pouvaient, sans utilité pour le rôle, nuire à l'Empereur. Gourgaud lui-même a entrepris de le faire en 1827, dans sa réponse à Walter Scott. Il l'a fait sur certains ]>oints avec gaucherie et peu de sincérité : il lui arrive de nier purement et simplement des affirmations de Walter Scott

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