Voir l'Appendice I
sèment, sir Hudson Lowe soupçonnait le comte de Balmain et le baron de Sturmer de négocier une entente entre Napoléon et son ancien ami ou son beau-père, et le soin qu'il mit à les ccarter de Longwood ' en est un indice probant. Napoléon, dévoré du besoin d'espérer, était dope fondé ii croire possible ce que craignaient Castlereagh, Metternich ou Nesselrode.
Ses espérances se fondaient : 1° sur la sympathie ou sur l'intelligence politique de certains souverains; 2" sur les mouvements populaires qui pouvaient se produire en Europe.
La princesse Charlotte d'Angleterre, fille du Prince régent, appelée à régner un jour, passait pour sympathique aux idées libérales et à Napoléon, hostile aux ministres tories : son avènement serait une chance favorable pour le captif-. D'autre part, « le souvenir de l'amitié fraternelle que lui avait ofTerte à Tilsitt l'empereur Alexandre, que ce prince lui avait solennellement jurée h Erfurt, la sainteté du lien qui l'unissait à l'empereur d'Autriche ^ », le portaient h voir dans ces souverains des appuis possibles : c'est du moins la forme officielle qu'il donnait h ses espérances; sa pensée foncière (qui parfois se découvre) était probable-
1. Voir lord Rosebery, Napoléon, la Dernière phase^ chap. xi.
2. \oir Journal de Gourgaud, 5 novembre 1815, 11 février IS 1>. — Récits de la captivité, II, p. 14, 248.